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Liban

Toujours pas de consensus sur le projet de loi sur l’électricité

Les divers protagonistes du gouvernement Mikati ne s’entendent toujours pas sur le projet de l’électricité, bien que des concertations soutenues soient en cours.
La proposition de loi sur l’électricité continue de faire couler beaucoup d’encre même si la réunion ministérielle n’est prévue que le 7 septembre. C’est ainsi que le député Jean Oghassabian a assuré que les divergences sur ce point sont importantes et que « les pourparlers entre les diverses composantes politiques se poursuivent pour trouver une formule qui respecte les aspects juridiques et interdise au ministre Gebran Bassil de dépenser plus d’un milliard de dollars à sa guise, d’autant que devant les médias il développe son projet alors que les députés n’ont droit qu’à une simple feuille concise proposée par le général Michel Aoun sans aucun détail ». Selon le parlementaire, tout indique que le gouvernement n’est pas homogène et « est incapable d’assumer ses responsabilités dans les circonstances actuelles et futures, du fait qu’il a en son sein une équipe qui met le feu et menace de se retirer », tout en ajoutant qu’en fait c’est le Hezbollah qui décide si le gouvernement doit démissionner ou pas.
Avis totalement partagé par le député Khodr Habib qui précise qu’une telle décision « proviendra de la Syrie et le Hezbollah l’exécutera sur le terrain ».
C’est ce qu’a également affirmé le député Ammar Houry en indiquant que la démission du gouvernement est tributaire du Hezbollah qui jugera lui seul si cette mesure sert ses intérêts et quand. Revenant sur la proposition de loi sur l’électricité, le député de Beyrouth a demandé pourquoi Gebran Bassil refuse de prendre des prêts des caisses arabes qui proposent un taux d’intérêt de 2 % sur 25 ans et insiste à s’endetter par le biais des bons de Trésor avec un taux d’intérêt de 7 %. « Il est de notre droit, dit-il, de nous poser des questions, l’affaire nous semblant louche », a souligné M. Houry.
Le député Mohammad Kabbani a, pour sa part, déclaré que le Parlement est la place adéquate pour promulguer des lois, demandant pourquoi Gebran Bassil refuse de discuter la proposition de loi relative à l’électricité au sein des commissions parlementaires, notamment celle de l’Énergie. « Nous rejetons cette attitude, personne n’est plus important que le Parlement », a-t-il souligné.
Le ministre Nazem Khoury a assuré de son côté que les pourparlers concernant la proposition de loi sur l’électricité se poursuivent. « Ce qui est requis, a-t-il déclaré, c’est une sorte de rectification de tir pour accompagner ce sujet. »
Quant au ministre des Travaux publics, Ghazi Aridi, il a déclaré que les discussions sur le sujet se poursuivent. « Je pense qu’il est très probable que nous arrivions à un accord avant la réunion du 7 septembre », a-t-il affirmé.
Les députés du bloc de la Réforme et du Changement ont assuré de leur côté que « la réforme est en cours et personne ne parviendra à entraver son chemin ». Le ministre aouniste de la Culture, Gaby Layoun, a souligné que la réforme va avoir lieu, demandant « pourquoi tant de bruit est fait autour de l’électricité alors que des sommes importantes ont été allouées à des secteurs de moindre importance ».
Le député Hikmat Dib a déclaré que « personne ne se mettra au travers du chemin des aounistes », demandant aux Libanais de voir de leurs propres yeux « qui sont ceux qui empêchent le passage à l’État » – slogan brandi par le 14 Mars en plusieurs circonstances.
Signalons, enfin, que la chaîne al-Manar (Hezbollah) a indiqué hier que le dossier de l’électricité a été au centre d’une réunion que M. Walid Joumblatt a tenue hier matin avec le ministre Ali Hassan Khalil (Amal) et M. Hussein Khalil, conseiller politique du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah. La réunion a été qualifiée de « positive » et aurait défini les bases d’une solution au problème de l’électricité.
La proposition de loi sur l’électricité continue de faire couler beaucoup d’encre même si la réunion ministérielle n’est prévue que le 7 septembre. C’est ainsi que le député Jean Oghassabian a assuré que les divergences sur ce point sont importantes et que « les pourparlers entre les diverses composantes politiques se poursuivent pour trouver une formule qui respecte les aspects juridiques et interdise au ministre Gebran Bassil de dépenser plus d’un milliard de dollars à sa guise, d’autant que devant les médias il développe son projet alors que les députés n’ont droit qu’à une simple feuille concise proposée par le général Michel Aoun sans aucun détail ». Selon le parlementaire, tout indique que le gouvernement n’est pas homogène et « est incapable d’assumer ses responsabilités dans les...
commentaires (2)

CHER M. SAMUEL CHAOUL, Vous avez écrit à la lettre mes opinions propres. Je vous remercie de m'avoir devancé, sinon, avec ma signature, on m'aurait notifié "que dans ce forum il n'est pas permis d'appeler les choses par leurs noms". Avez-vous des parents à Montréal?! J'ai connu un certain Chaoul dont j'ai oublié le prénom.

Samir EL KHOURY

16 h 26, le 01 septembre 2011

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Commentaires (2)

  • CHER M. SAMUEL CHAOUL, Vous avez écrit à la lettre mes opinions propres. Je vous remercie de m'avoir devancé, sinon, avec ma signature, on m'aurait notifié "que dans ce forum il n'est pas permis d'appeler les choses par leurs noms". Avez-vous des parents à Montréal?! J'ai connu un certain Chaoul dont j'ai oublié le prénom.

    Samir EL KHOURY

    16 h 26, le 01 septembre 2011

  • Après Taëf, les chrétiens ont été marginalisés à tel point que quand un ministère tel est entre leur main, ce sont alors les commissions qui vont devoir décider ! Alors que dans le cas contraire, et tenez prenez le cas du ministre Aridi puisqu'on en parle, il peut dépenser plus de trois milliards de $ sans que personne ne trouve à redire, il peut même s'endetter de la banque mondiale, et causer même des scandales, dont on se rappelle un chapitre mémorable, le lendemain tout était oublié. Quand il s'agit d'un ministre CPL de surcroît, aux yeux de certains, c'est contraire à Taëf, on le chuchote et même on le crie désormais. Puis Siniora n'a-t-il pas déclaré qu'il n'y aura plus de directeurs généraux de ministères chrétiens, et quand le patriarche Sfeir l'avait appelé, il a confirmé tout en précisant oui mais à l'avenir, donc aujourd'hui. Si ce n'est pas vrai, que Mikati ose nommer des chrétiens directeurs généraux de ministères. Quant au ministre Bassil, il a monté un plan judicieux pour trouver une solution logique et définitive à la production dans EDL, regardez les problèmes qu'on lui crée.

    Samuel CHAOUL

    11 h 55, le 01 septembre 2011

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