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Moyen Orient et Monde - Libye

Khamis Kadhafi aurait été tué près de Tripoli

L’épouse du colonel et trois de ses enfants sont en Algérie ; le guide se trouverait à 100 km
au sud-est de Tripoli.

Des rebelles ont investi l’avion de Mouammar Kadhafi, l’Airbus « Afriqiyah One », à l’aéroport de Tripoli. Patrick Baz/AFP

Khamis Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, aurait été tué lors d’affrontements près de Tripoli, a indiqué un commandant rebelle, hier. Le colonel al-Mahdi al-Haragi a déclaré avoir eu la confirmation que Khamis avait été grièvement blessé dans des affrontements entre Ben Oualid et Tarhoni. Il a été évacué vers un hôpital où il a succombé à ses blessures et a été inhumé, a ajouté al-Haragi sans fournir de précision sur le moment de ce décès.
La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye envisageait de le placer sur la liste des criminels de guerre et de délivrer à son encontre un mandat d’arrêt. L’ONG Human Rights Watch (HRW) avait accusé hier la brigade d’élite que commandait Khamis Kadhafi d’être responsable de l’exécution sommaire de 45 détenus dans un entrepôt la semaine dernière près de Tripoli.
Parallèlement, les autorités algériennes ont annoncé l’arrivée d’une partie de la famille du colonel sur leur territoire. « L’épouse de Mouammar Kadhafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohammad, accompagnés de leurs enfants, sont entrés par la frontière algéro-libyenne », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de Mahmoud Jibril, le numéro 2 du Conseil national de transition libyen (CNT) », a ajouté le ministère. Les autorités, qui ont réaffirmé leur « stricte neutralité » dans le conflit, n’ont pas justifié l’autorisation donnée d’entrer sur son territoire des quatre Kadhafi pas plus qu’elles n’ont précisé s’ils étaient entrés par voie aérienne ou terrestre. Mais les rebelles libyens ont aussitôt annoncé qu’ils demanderont à Alger de les « ramener » en Libye.
Les autorités algériennes n’ont fourni aucune indication sur le sort de Kadhafi lui-même. L’agence de presse italienne ANSA, qui cite des « sources diplomatiques libyennes autorisées », a néanmoins affirmé que l’ancien « guide » se trouverait à 100 km au sud-est de Tripoli, à Bani Walid, avec ses fils Saadi et Seif al-islam.
Sur le terrain, malgré les avancées des rebelles, « la guerre n’est pas finie » et plus d’aide est nécessaire pour venir à bout du régime de Kadhafi, ont estimé hier les chefs d’état-major des pays engagés militairement dans le pays. Des opérations communes sont toujours nécessaires pour éliminer « les restes » du régime libyen, ont-ils indiqué dans un communiqué depuis Doha où ils sont réunis. Lors de cette même réunion, Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), a affirmé que le colonel Kadhafi représentait toujours « un danger », en particulier quand il appelle dans ses discours ses partisans à se soulever. L’OTAN, qui dirige les opérations depuis le 31 mars, a rappelé que son mandat courait jusqu’au 27 septembre.
À Tripoli, la situation était calme hier, mais les conditions de vie se détériorent. L’Union européenne a annoncé avoir débloqué 10 millions d’euros pour des opérations humanitaires d’urgence dans la région de Tripoli et avoir ouvert un bureau d’aide humanitaire sur le terrain.
Les combats se concentrent désormais vers Syrte. La progression des rebelles était à nouveau stoppée après une avancée dimanche. Des négociations sont en cours avec les leaders tribaux de Syrte en vue d’une reddition de la ville, selon diverses sources. Mais un porte-parole des rebelles a prévenu qu’elles ne dureraient pas éternellement et que faute d’un accord rapide, la situation serait réglée par les armes. Les frappes de l’OTAN se sont poursuivies dans cette zone.
Dans l’Ouest en revanche, les insurgés sont apparemment tombés dans un piège tendu par les loyalistes, qui leur ont fait croire qu’ils avaient quitté la localité de Ragdaline, à une soixantaine de kilomètres à l’est de la Tunisie, avant de les combattre pendant des heures avec acharnement.
Par ailleurs, le sort de nombreuses centaines de prisonniers, aux mains des rebelles, commençait à créer des inquiétudes parmi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Steven Anderson, porte-parole du CICR, a indiqué que les rebelles détiennent des « centaines » de prisonniers, dont de nombreux étrangers provenant notamment d’Afrique subsaharienne. La rébellion a cependant assuré qu’ils étaient bien traités. Dans ce contexte, des centaines de Touareg maliens et nigériens ayant combattu pour Kadhafi, traqué par les insurgés, ont entamé leur retour dans leur pays, faisant planer une menace sur la sécurité au Sahel.
Sur le plan diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a souligné que « seule l’intervention militaire de la communauté internationale a permis d’éviter un véritable bain de sang, et, dans le cadre de la légalité internationale, de protéger les populations civiles menacées ». La France a annoncé la réouverture de son ambassade, qui avait été évacuée en février. La Grande-Bretagne prépare de son côté la réouverture de la sienne, à une date non précisée.
(Source : agences)
Khamis Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, aurait été tué lors d’affrontements près de Tripoli, a indiqué un commandant rebelle, hier. Le colonel al-Mahdi al-Haragi a déclaré avoir eu la confirmation que Khamis avait été grièvement blessé dans des affrontements entre Ben Oualid et Tarhoni. Il a été évacué vers un hôpital où il a succombé à ses blessures et a été inhumé, a ajouté al-Haragi sans fournir de précision sur le moment de ce décès.La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye envisageait de le placer sur la liste des criminels de guerre et de délivrer à son encontre un mandat d’arrêt. L’ONG Human Rights Watch (HRW) avait accusé hier la brigade d’élite que commandait Khamis Kadhafi d’être responsable de l’exécution sommaire de 45 détenus dans un entrepôt la semaine...
commentaires (1)

Il a encore été tué?Ce n'est plus Khamiss...c'est Lundi,mardi,mercredi,vendredi et dimanche et on recommence.On attend la prochaine annonce de sa mort!

GEDEON Christian

04 h 38, le 01 septembre 2011

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Commentaires (1)

  • Il a encore été tué?Ce n'est plus Khamiss...c'est Lundi,mardi,mercredi,vendredi et dimanche et on recommence.On attend la prochaine annonce de sa mort!

    GEDEON Christian

    04 h 38, le 01 septembre 2011

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