Prenant la parole à son retour à Beyrouth devant des délégations qu’il a reçues à son bureau de Helaliyé (près de Saïda), M. Siniora a mis l’accent sur la phase cruciale que traversent la région et le Liban à la lumière du printemps arabe « et des perspectives de changement et de renforcement des libertés et des pratiques démocratiques ». « J’ai perçu de la part du Premier ministre et du ministre turc des Affaires étrangères un grand intérêt pour ce qui se passe dans la région et un engagement envers la ligne de conduite qu’ils ont constamment défendue, à savoir le recours à des moyens pacifiques pour régler les problèmes et le rejet de toute forme de violence », a déclaré M. Siniora qui a précisé que des concertations ont été entreprises à cet égard avec nombre de dirigeants arabes, notamment le chef de la diplomatie saoudienne, l’émir du Koweït, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères koweïtiens, l’émir du Qatar et le Premier ministre et ministre des AE qatari, ainsi que les hauts responsables des Émirats arabes unis.
Évoquant directement la situation en Syrie, M. Siniora a déclaré : « Nous avons adopté comme position de principe de ne pas nous immiscer dans les affaires intérieures d’un pays frère comme la Syrie. Mais aucun citoyen arabe ne peut accepter ce qui se passe (en Syrie). En tant que bloc du Futur, nous avons donc adopté une attitude ferme. Nous avons perçu une même attitude ferme de la part de l’État turc, dans le sens du refus du recours persistant à la violence, comme c’est le cas actuellement. Il est nécessaire que les autorités responsables en Syrie adoptent une position sans équivoque en retirant l’armée (des villes et localités) et en s’abstenant d’avoir recours à la troupe dont la vocation n’est nullement de résister aux masses qui expriment d’une manière pacifique leurs aspirations ainsi que l’espoir qu’elles ont eu pendant des décennies de voir ces régimes (syriens) se démocratiser. »
Et M. Siniora d’ajouter : « Faire face à ces aspirations en ayant recours à la violence de cette manière est inadmissible. Tel a été le point de vue exprimé par le Premier ministre Erdogan et par le ministre des Affaires étrangères, Davutoglu, concernant la nécessité de mettre un terme à la violence, de retirer l’armée dans ses casernes et de traiter avec la population de manière à mettre en place les réformes dont la Syrie a besoin. »
Le dossier de l’électricité
Abordant par ailleurs la polémique actuelle portant sur le dossier de l’électricité, M. Siniora a qualifié d’erreur grossière et de calomnie l’argumentation selon laquelle Gebran Bassil et la faction qu’il représente veulent régler le problème de l’électricité, « alors que l’autre partie ne veut pas d’électricité ». « Dès le départ, a relevé M. Siniora, nous avons souligné que ce que nous voulons, c’est que le ministre clarifie comment, sur quelle base et par quels moyens il veut exécuter ce projet de 1,2 milliard de dollars, lequel doit être exécuté par le biais du gouvernement. »
Enfin, évoquant l’affaire de l’interview du Time, M. Siniora a souligné que si le Hezbollah est tellement affirmatif en avançant que l’interview n’a pas pu avoir lieu, c’est « qu’il sait parfaitement où se trouvent les quatre accusés mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban ».


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Mr Siniora, je reviens aussi d'Istanbul et d'Izmir, et sans avoir eu le privilége de rencontrer des officiels turcs, j'ai pu me rendre compte au contact des anonymes turcs que ce peuple de qui on a beaucoup à apprendre, ne se réjouit pas de payer une taxe "Somalie" alors que les ben saouds que vous ne dénoncez jamais ne lèvent pas le plus petit doigt pour ce peuple musulman en voie d"extintion pour cause de faim alors que les capitaux ben saoud servent à financer les déficits occidentaux.. Christian a raison de dire qu'on attend de vous un élargissement honnête de vos préoccupation aux salafistes ayant commis les crimes que vous connaissez au Liban , sur des libanais.
06 h 00, le 27 août 2011