À Washington, le département d’État a souligné que les 28 délégations présentes à Istanbul avaient demandé « une accélération du processus de déblocage des avoirs libyens ». La réunion s’est déroulée dans une « atmosphère optimiste », a ajouté la porte-parole Victoria Nuland.
Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni notamment travaillent à l’ONU pour obtenir le déblocage d’une aide d’urgence au CNT. L’ONU doit agir d’urgence pour débloquer les actifs libyens, a déclaré de son côté le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu.
Plus tôt dans la journée, Mahmoud Jibril, numéro deux de la rébellion, avait demandé « une aide urgente » pour son pays en proie à de graves difficultés financières et économiques. « Nous attendons beaucoup » de la communauté internationale, a-t-il déclaré, évoquant en premier lieu des « personnes qui n’ont pas reçu de salaires depuis des mois » en Libye, à l’issue d’une rencontre avec Silvio Berlusconi à Milan (Nord). Le Cavaliere a précisé avoir donné l’ordre « pour le dégel d’une première tranche des avoirs libyens à hauteur de 350 millions d’euros » en confirmant la volonté de Rome d’aider les nouvelles autorités libyennes. Le chef de la diplomatie, Franco Frattini, a ensuite précisé que Rome avancerait ces fonds « la semaine prochaine à valoir sur le dégel des avoirs libyens dans les banques italiennes ». Un porte-parole du gouvernement a en revanche précisé que le dégel proprement dit des fonds libyens à l’étranger « ne pouvait se faire qu’à travers un accord européen ou au sein de l’ONU ».
M. Berlusconi a également annoncé qu’« un accord serait signé lundi à Benghazi entre l’ENI (le groupe pétrolier italien) et le nouveau gouvernement pour fournir de grandes quantités de gaz et d’essence à la population sans paiement (immédiat) de la part des Libyens ».
(Source : agences)


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