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Liban

L’électricité, toujours au centre de toutes les polémiques

La question du plan de redressement pour le secteur de l’électricité présenté par le ministère de l’Énergie, qui n’a pas été tranché hier en Conseil des ministres, a fait l’objet de multiples déclarations politiques hier.
« Le député Michel Aoun et son camp politique tentent de profiter du fait que le dossier de l’électricité est un point faible pour les Libanais, et ils exercent un chantage à cet égard sur la population et le gouvernement », a déclaré hier l’ancien député Moustapha Allouche (courant du Futur). Et d’ajouter : « Le plan sur l’électricité pourrait être adopté, mais il faudrait clarifier tous les points obscurs. »
Sur le plan lui-même, le député Riad Rahal (bloc du Futur) a fait remarquer qu’il avait été élaboré par le précédent gouvernement, mais qu’il a besoin de garde-fous et de contrôle. « Ce n’est pas une question de défis à relever, a-t-il souligné. Le bloc parlementaire du Futur approuvera le plan au Parlement s’il comporte un programme clair et global pour les prêts, ainsi qu’un cahier des charges. »
Pour sa part, le député Georges Adwan, bloc des Forces libanaises (FL), a souligné que « le gouvernement n’a pas encore pu concevoir un projet global à présenter au Parlement, fondé sur un programme clair, avec un mécanisme de paiements transparent sur quatre ans ». « L’absence du gouvernement aujourd’hui prouve qu’il n’est pas convaincu du projet à présenter au Parlement, a-t-il déclaré. Nous avions donc raison de demander des clarifications lors de la dernière réunion parlementaire. Nous sommes les premiers à vouloir assurer de l’électricité aux Libanais, et c’est pour cela que nous voulons qu’un tel projet réussisse. »
De son côté, le député Ghazi Youssef, du bloc du Futur, a lancé des attaques plus personnelles à l’encontre du député Michel Aoun, qui était l’auteur de la proposition de loi sur l’électricité au Parlement. « Abstraction faite de l’aspect technique du plan sur l’électricité, il n’est pas acceptable qu’un député donne à son gendre la possibilité de dépenser 1,2 milliard de dollars sans contrôle », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Ce plan sur l’électricité a été discuté sous la menace de démission proférée par le Courant patriotique libre (CPL) et son bloc du Changement et de la Réforme. Pour notre part, nous attendons que ce projet soit transmis au Parlement pour l’étudier de nouveau. »

« Réforme vs système mafieux »
Du côté de la majorité, les réactions ont également été nombreuses. Le député Michel Moussa (bloc Berry) a relevé le caractère très important de la discussion autour de ce dossier. « Une discussion en profondeur autour de ce problème en Conseil des ministres est une bonne chose, parce que les reports ne sont pas utiles, a-t-il dit. Il faut trouver la solution adéquate le plus vite possible. »
Pour sa part, le député Nabil Nicolas (bloc aouniste) a placé le problème de l’électricité dans un tout autre contexte. « Ce dossier a trait au développement, il n’est pas supposé susciter des conflits politiques, a-t-il dit. Est-ce concevable qu’un problème socio-économique de cette importance ne fasse pas automatiquement l’unanimité ? » Pour lui, « il s’agit en fait d’une lutte entre ceux qui aspirent à la réforme, et ceux qui veulent la perennité d’un système mafieux auquel ils sont habitués ».
Le député Abbas Hachem, du même bloc, a qualifié d’« historique » cette chance d’adopter un plan sur l’électricité. « Si nous ne pouvons pas nous unir, au gouvernement et au Parlement, autour d’une grande question de développement, quand le ferons-nous ? » s’est-il demandé.
Le ministre Nicolas Sehnaoui a rappelé que « toute journée de retard coûte au Liban 16 millions de dollars ». Il a évoqué « la possibilité d’une séparation entre les différentes composantes du gouvernement, parce qu’il y a vraiment un problème ».
Au cours d’un débat de politique générale organisé à Baabda par le CPL, le député Alain Aoun, du bloc du Changement et de la Réforme, a abordé le sujet de l’électricité. Il s’est demandé « pourquoi, alors que des milliards de dollars ont afflué vers le pays pour le développement, si peu de projets ont été consacrés à l’électricité ».
La question du plan de redressement pour le secteur de l’électricité présenté par le ministère de l’Énergie, qui n’a pas été tranché hier en Conseil des ministres, a fait l’objet de multiples déclarations politiques hier.« Le député Michel Aoun et son camp politique tentent de profiter du fait que le dossier de l’électricité est un point faible pour les Libanais, et ils exercent un chantage à cet égard sur la population et le gouvernement », a déclaré hier l’ancien député Moustapha Allouche (courant du Futur). Et d’ajouter : « Le plan sur l’électricité pourrait être adopté, mais il faudrait clarifier tous les points obscurs. »Sur le plan lui-même, le député Riad Rahal (bloc du Futur) a fait remarquer qu’il avait été élaboré par le précédent gouvernement, mais qu’il a besoin de...
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