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Liban - Parlement

Le défaut de quorum sabote la séance parlementaire...

Si le gouvernement a quand même tenu une réunion éclair qui a duré dix minutes, le Parlement, lui, n’a pas pris cette peine. Officiellement, il n’y a pas eu de quorum puisque seulement 52 députés sont entrés dans l’hémicycle, mais la tendance était connue à l’avance : le dossier de l’électricité continuant d’envenimer l’atmosphère au sein du gouvernement, le président de la Chambre ne voulait pas offrir une occasion aux députés des deux camps pour se lancer de nouvelles attaques à la veille de la fête du Fitr.
La séance parlementaire qui devait s’ouvrir hier à 10h30 a été officiellement reportée sine die à 11h15 et le seul ministre présent, Nicolas Fattouche, est parti en premier. C’est le directeur général du Parlement Adnane Daher qui a annoncé officiellement le report, mais cela a déplu au député Serge Torsarkissian qui a protesté, exigeant un communiqué du président Berry. Ce dernier est aussitôt arrivé dans la salle, lançant : « Qu’est-ce qu’il y a Serge ? J’entends votre voix à des kilomètres. » Et Georges Adwan a aussitôt répondu : « Serge doit protester, quelles que soient les circonstances. » Ce fut le seul échange officiel, les députés se réunissant ensuite par petits groupes pour discuter, plaisanter... ou commencer à échanger des vœux. C’est que faute de débat électrique, les voilà partis pour un congé de deux semaines au moins, qui leur permettra sans doute de recharger leurs batteries en attendant la grande rentrée parlementaire.
Ce report hâtif n’a toutefois pas empêché les députés de multiplier les déclarations dans le grand hall du Parlement ou de se retrouver dans le restaurant devenu célèbre depuis un bien triste 14 février 2005, Place de l’Étoile. C’est donc là qu’une partie des députés du 14 Mars a tenu une réunion intempestive, observant à partir de la terrasse du café l’arrivée du Premier ministre Nagib Mikati au Parlement pour une rencontre avec Nabih Berry. Les journalistes ont patiemment attendu la fin de cette réunion, pour avoir ensuite droit à une déclaration de Mikati qui a démenti toutes les rumeurs sur un éventuel éclatement de son gouvernement. Selon lui, « la solidarité gouvernementale était totale aux réunions d’hier (mardi) et de ce matin (hier). Tout ce que nous avons entendu dans les médias a été effacé et le dossier de l’électricité continuera à faire l’objet d’une étude approfondie ». En réponse à une question sur une éventuelle démission du gouvernement, Mikati a répondu : « Ce gouvernement a été formé pour servir les gens et les intérêts du pays. Tant que nous continuons à assurer cette mission, le gouvernement restera en place et continuera à être solidaire. »
Les déclarations des députés étaient certes moins apaisantes. Le président de la commission parlementaire de l’Énergie, Mohammad Kabbani, a ouvert le feu en affirmant que « le dossier de l’électricité est urgent et concerne l’ensemble du peuple libanais, et il doit être étudié loin de toute surenchère politique ». « Toutefois, a-t-il souligné, chaque plan établi sur le sujet doit tenir compte de la loi 462 adoptée en 2002 et qui constitue en quelque sorte “la Constitution” de l’électricité. Si le ministre avait commencé par appliquer cette loi lorsqu’il a pris en charge ce ministère, il y a plus de deux ans, nous n’en serions pas là. »
Et d’ajouter : « La création d’un organisme de régulation du secteur est l’un des points les plus importants de cette loi. Il s’agit donc de désigner cinq personnes qui formeraient cet organisme et c’est à lui de dresser le plan directeur et de donner des licences à des compagnies pour la production d’électricité par la voie d’éoliennes, sans coûter un sou au Trésor... » Kabbani a ainsi insisté sur l’existence de plusieurs moyens moins coûteux capables de fournir de l’énergie. Mais selon lui, pour aboutir à un résultat, il faut un débat technique loin de toute arrière-pensée politique. À un journaliste qui lui demandait s’il s’était retourné contre le plan établi et adopté par le gouvernement de Saad Hariri, Kabbani a déclaré que la question n’est pas là. Il s’agit de discuter calmement et scientifiquement des moyens d’assurer le courant électrique à tous les Libanais. Il a conclu en ajoutant que ce n’est pas en donnant à Gebran Bassil 1,2 milliard de dollars qu’on parviendra à régler le problème du courant électrique.
De son côté, Nabil Nicolas a riposté à ces allégations en demandant pourquoi les gouvernements successifs n’ont pas appliqué la loi 462 qui remonte à 2002 et n’ont pas créé l’organisme de régulation du secteur électrique ? Il a aussi répondu à Kabbani en soulignant que la somme réclamée ne sera pas donnée au ministre, « mais au ministère pour une durée de 4 ans ». En d’autres termes, il s’agit de donner 300 millions de dollars par an. Pour permettre aux citoyens de bénéficier du courant électrique 24h/24, ce n’est pas cher payer, selon lui. Nicolas a encore estimé que tout le tollé autour de ce projet est politique, alors que les besoins des citoyens sont bafoués pour des raisons de petite politique. « J’appelle les citoyens à s’emparer de leurs droits par leurs propres mains, car on ne peut plus se taire sur ce qui se passe », a-t-il lancé.
Le président de la commission parlementaire des Finances Ibrahim Kanaan a déploré le report de la séance législative, d’autant qu’il y avait à l’ordre du jour d’autres projets de loi, comme les indemnités à verser aux anciens détenus en Syrie et le sort des Libanais réfugiés en Israël. « Apparemment, a-t-il déclaré, les rendez-vous du gouvernement et du Parlement semblent étroitement liés en dépit du principe de la séparation des pouvoirs. » Selon lui, ceux qui ont saboté la réunion du gouvernement puis celle du Parlement sont ceux qui ne veulent pas que l’électricité soit distribuée équitablement mais préfèrent en rester au système de partage de parts et de corruption qui a longtemps prévalu dans ce secteur. Kanaan a rappelé que les députés du CPL sont tous venus et il ne s’agit pas d’une question de quorum. Il s’agit d’un processus de réformes qui fait l’objet d’un débat. « Dire qu’il y aura une dilapidation des fonds publics si le plan est adopté est faux car l’action du ministre est surveillée par la Cour des comptes, alors que les caisses et autres fonds sont sans surveillance », a-t-il précisé.
Serge Torsarkissian a, quant à lui, accusé le camp de la majorité d’avoir saboté la séance parlementaire en retirant ses députés de l’hémicycle. Il a aussi exprimé la crainte de voir le pays entrer dans une période de « gestion des affaires courantes ».
Si le gouvernement a quand même tenu une réunion éclair qui a duré dix minutes, le Parlement, lui, n’a pas pris cette peine. Officiellement, il n’y a pas eu de quorum puisque seulement 52 députés sont entrés dans l’hémicycle, mais la tendance était connue à l’avance : le dossier de l’électricité continuant d’envenimer l’atmosphère au sein du gouvernement, le président de la Chambre ne voulait pas offrir une occasion aux députés des deux camps pour se lancer de nouvelles attaques à la veille de la fête du Fitr.La séance parlementaire qui devait s’ouvrir hier à 10h30 a été officiellement reportée sine die à 11h15 et le seul ministre présent, Nicolas Fattouche, est parti en premier. C’est le directeur général du Parlement Adnane Daher qui a annoncé officiellement le report, mais cela a déplu...
commentaires (4)

- - - - - Le Peuple Fier de La Révolution du Cèdre n'est pas dupe, il regarde, observe et Ne compte Pas subir les derniers caprices et tours de passe-passe de Cette Clique ou Ce noyau dur incrusté dans notre système jusqu'aux os qui, à Coup Sûr et avant l'Ecrasement Totale du Dictateur en Syrie, tire ses dernières cartouches et feux d'artifice dans le domaine du Mensonge, Abus de pouvoir, Boycott des institutions et la Corruption, QUATRE ( 4 ) Maladies Cancéreuses, mais Heureusement Guérissables grâce à Ces Vénérables Révolutionnaires du Cèdre, qui Empêcheront Cette Clique et cette Bande qui sont la cause de notre situation catastrophique actuelle et qui durent depuis bientôt TROIS MOIS !

MOUJABER Alphonse

04 h 22, le 25 août 2011

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Commentaires (4)

  • - - - - - Le Peuple Fier de La Révolution du Cèdre n'est pas dupe, il regarde, observe et Ne compte Pas subir les derniers caprices et tours de passe-passe de Cette Clique ou Ce noyau dur incrusté dans notre système jusqu'aux os qui, à Coup Sûr et avant l'Ecrasement Totale du Dictateur en Syrie, tire ses dernières cartouches et feux d'artifice dans le domaine du Mensonge, Abus de pouvoir, Boycott des institutions et la Corruption, QUATRE ( 4 ) Maladies Cancéreuses, mais Heureusement Guérissables grâce à Ces Vénérables Révolutionnaires du Cèdre, qui Empêcheront Cette Clique et cette Bande qui sont la cause de notre situation catastrophique actuelle et qui durent depuis bientôt TROIS MOIS !

    MOUJABER Alphonse

    04 h 22, le 25 août 2011

  • - C'est la CLEF de la SERRURE qui monte ou sabote les séances parlementaires. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 31, le 25 août 2011

  • Dans le domaine du mensonge, abus de pouvoirs, boycott des institutions et de la corruption, vous semblez sans doute referer a Gebrane Bassil, Michel Aoun et le CPL Mr Jabbour En effet on se souvient que c'est bien le CPL qui a manifeste pour fermer les portes du parlement pendant des mois, qui a boycotte OGERO et a accapare illegalement les ressources du Ministere des Telecoms refusant de les remettre a l'Etat. Abus de pouvoirs avez-vous dit? Ou alors corruption quand on demande un cheque a blanc de 1,2 Milliards de dollars pour en disposer a sa guise? Decidement votre memoire est courte Mr Jabbour!

    Jihad Mouracadeh

    03 h 00, le 25 août 2011

  • - - Le peuple n'est pas dupe , il regarde , observe et subit les derniers caprices et tours de passe-passe d'une clique ou d'un noyau dur , incrusté dans notre système jusqu'aux os , qui a mon humble avis , tire ses dernières cartouches et feux d'artifice dans le domaine du mensonge , abus de pouvoirs , boycott des institutions et de la corruption , Quatre maladies cancéreuses , mais guerissables , qui sont la cause de notre situation catastrophique actuelle et qui durent depuis 20 ans .

    JABPBOUR André

    02 h 16, le 25 août 2011

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