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Moyen Orient et Monde - Révolte

Un nouveau projet de sanctions contre la Syrie à l’ONU

Plus de 150 personnes arrêtées à Harasta ces dernières 24 heures.
Plusieurs pays européens ont présenté au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution infligeant de nouvelles sanctions à la Syrie et visant en particulier le président Bachar el-Assad, ont indiqué des diplomates. Le texte a été présenté lors de consultations du Conseil de sécurité sur la Syrie par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Portugal, et il est fortement soutenu par les États-Unis. Le président Bachar el-Assad est cité dans la résolution, en tête d’une liste de 23 personnes et quatre entités considérées comme responsables de la violente répression contre les opposants au régime et dont les avoirs seraient gelés en cas de vote. Parmi les autres personnes visées par des sanctions figure Maher, frère de Bachar el-Assad et commandant de la 4e division blindée de l’armée syrienne, considérée comme l’un des principaux instruments de la répression. Le projet « appelle également à un embargo total sur les armes ». Un tel embargo risque toutefois d’être difficile à accepter par la Russie, l’un des principaux fournisseurs d’armes à la Syrie. Le texte ne contient en revanche aucune menace d’intervention militaire étrangère en Syrie. « Le peuple syrien a clairement fait savoir qu’il ne voulait pas d’une intervention militaire étrangère », a déclaré sur CNN Mme Susan Rice, ambassadrice des États-Unis à l’ONU. Des diplomates occidentaux ont indiqué qu’ils s’attendaient à d’intenses négociations avant un vote éventuel.
Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà adopté début août une déclaration condamnant « les violations généralisées des droits de l’homme et l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes ». Mardi, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a approuvé une résolution demandant la création d’une commission d’enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l’homme en Syrie.
De leur côté, la Russie et la Chine sont opposées à toute menace d’intervention contre la Syrie. L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, a estimé que le moment n’était pas propice à l’adoption de sanctions. « C’est à la Syrie de décider de l’avenir de la Syrie », a déclaré pour sa part à Pékin Ma Zhaoxu, porte-parole de la diplomatie chinoise. L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont également soulevé des objections.
Parallèlement, le président français Nicolas Sarkozy a estimé hier que les Syriens avaient « aussi le droit à la démocratie et ils ne sont pas condamnés à être réprimés par un régime qui ne comprend pas que nous sommes dans un autre siècle ».
Sur un autre plan, des ministres de pays arabes se réuniront samedi au Caire pour évoquer la situation en Syrie, a affirmé hier un responsable de la Ligue arabe sous le couvert de l’anonymat. La Ligue arabe a condamné la répression en Syrie pour la première fois le 7 août.
Sur le terrain, au moins sept personnes sont mortes en Syrie hier dans le centre et l’ouest du pays, et plus de 150 ont été arrêtées ces dernières 24 heures à Harasta, près de Damas, ont indiqué des organisations des droits de l’homme et des militants sur le terrain. Quatre personnes ont été tuées à Homs et deux manifestants ont trouvé la mort à Talbiseh – au nord de Homs – par des tirs des forces de sécurité hier, selon la Coordination des comités locaux (LCC), qui regroupe des activistes sur le terrain. L’agence de presse officielle SANA écrit par ailleurs que les corps mutilés de 14 personnes assassinées par des « groupes terroristes armés » ont été admis dans un hôpital de Homs.
Par ailleurs, un homme de 28 ans, arrêté il y a une semaine à Khan Shehoun, dans l’ouest, est décédé sous la torture hier, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). En outre, selon la LCC, à Palmyre, à l’est de Damas, une personne a été blessée lors d’imposantes funérailles d’un jeune tué il y a quelques jours.
De plus, selon les sites Internet de l’opposition, les forces de sécurité ont assiégé la ville de Jiza, dans le Houran, et quatre soldats auraient fait défection de leurs postes dans la région de Rastan, près de Homs.
(Sources : agences et rédaction)
Plusieurs pays européens ont présenté au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution infligeant de nouvelles sanctions à la Syrie et visant en particulier le président Bachar el-Assad, ont indiqué des diplomates. Le texte a été présenté lors de consultations du Conseil de sécurité sur la Syrie par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Portugal, et il est fortement soutenu par les États-Unis. Le président Bachar el-Assad est cité dans la résolution, en tête d’une liste de 23 personnes et quatre entités considérées comme responsables de la violente répression contre les opposants au régime et dont les avoirs seraient gelés en cas de vote. Parmi les autres personnes visées par des sanctions figure Maher, frère de Bachar el-Assad et commandant de la 4e division blindée de l’armée...
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