« L’arrestation des individus accusés est un devoir national. Quant à la remise en question des preuves et la défense des accusés menées par les responsables du Hezbollah, elles doivent se faire devant le tribunal et non sur les écrans de télévision. De même, le fait de se réfugier derrière une communauté est une honte pour ceux qui prétendaient autrefois défendre tous les Arabes », a noté le BN, au cours de sa réunion hebdomadaire. « Les États doivent rester attachés aux lois, à leur application et au devoir de se saisir des accusés et de les traduire en justice. La loi doit être opposable à tous ceux qui tentent d’y faire obstruction, ou bien qui protègent les accusés ou les abritent », note le communiqué publié à l’issue de la réunion.
Le BN a par ailleurs critiqué le projet du ministre Gebran Bassil pour l’approvisionnement en courant électrique. « La dépense d’un tel montant du Trésor de l’État signifie plus d’endettement, et donc plus de restrictions pour les générations futures. Les Libanais sont fatigués. Ils ont déjà fait l’expérience des moyens de financement des partis, après Taëf, par le biais des caisses et des ministères. L’on peut craindre aujourd’hui, après la disparition de la tutelle syrienne, que la classe politique qui a établi sa mainmise sur le pouvoir ne se livre à un nouveau partage du fromage, de manière à ce qu’un nouveau courant politique puisse lui aussi venir s’ajouter à la liste des bénéficiaires, en l’occurrence le Courant patriotique libre », a indiqué le parti.
Réagissant enfin aux agressions de Lassa (caza de Jbeil), le BN a estimé que l’affaire en est arrivée « au point d’ébranler la crédibilité de l’État et d’en montrer l’incompétence ». « Cela montre à quel point il y a eu erreur dans la stratégie visant à arrondir les angles plutôt que de résoudre le problème par les moyens légaux. Les empiètements ont augmenté et leur spectre s’est même élargi pour englober d’autres agressions contre des dignitaires religieux, des civils et des agents de l’ordre », précise le communiqué, critiquant au passage les derniers propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, visant à minimiser l’ampleur du problème. « Cependant, ce qu’il y a de nouveau, c’est l’intervention du Hezbollah dans cette affaire, parachevée par une intimidation par le biais des armes introduites par le parti dans la région pour créer une réalité sur le terrain programmée », a ajouté le BN, déplorant l’ingérence politique et militaire menée par le Hezb dans la région, qui vient mettre la convivialité en péril.

