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Moyen Orient et Monde

Quelle figure de l’opposition pour assurer la transition ?

Avant le début de l’offensive des rebelles libyens sur Tripoli, Husam Najjar semblait davantage préoccupé par le risque d’affrontements entre insurgés que par la menace posée par les forces de Mouammar Kadhafi. « Tous les groupes de rebelles veulent contrôler Tripoli. Il faudra de l’ordre », déclare ce combattant. Au cœur des inquiétudes de Husam Najjar figure la question qui ne va pas manquer de se poser après le renversement du colonel Kadhafi : existe-t-il une figure de l’opposition qui fasse suffisamment consensus pour assurer une période de transition ?
« Il n’y a pas un seul rebelle qui soit respecté de tous, c’est le problème », estime Kamran Bokhari, analyste chez Stratfor.
Figure emblématique de la rébellion à l’étranger, Moustapha Abdeljalil préside le Conseil national de transition (CNT), coalition d’éléments disparates basée dans la ville de Benghazi (Est). Ancien ministre de la Justice de Kadhafi, M. Abdeljalil a démissionné de son poste fin février pour protester contre l’usage excessif de la force contre les manifestants. Mais à l’image d’anciens membres du cercle rapproché de Kadhafi, il risque d’être regardé avec suspicion par les rebelles qui souhaitent tourner la page des années Kadhafi et purger le pouvoir des caciques de l’ancien régime.
Autre figure de l’opposition qui pourrait jouer un rôle dans une éventuelle transition libyenne, Ali Tarhouni. Ce dissident exilé aux États-Unis est revenu en Libye pour occuper le poste de ministre du Pétrole et des Finances de la rébellion. Actuel Premier ministre du gouvernement des rebelles et ancien responsable chargé du développement sous Kadhafi, Mahmoud Jibril a, pour sa part, développé de nombreux contacts à l’étranger, mais son expérience ne sera valorisée que s’il participe à un futur potentiel gouvernement.
Les tensions entre les opposants de longue date et les anciens partisans du colonel libyen qui n’ont que très récemment fait défection pourraient saper toute tentative de mettre en place un pouvoir de transition. Selon certains analystes, la Libye pourrait connaître le même scénario que l’Irak en 2003 après l’invasion américaine et la chute de Saddam Hussein.
« On ne peut pas décider que quiconque a travaillé pour Kadhafi ne peut pas travailler avec nous. Ce n’est pas pratique », estime Ashour Shamis, militant de l’opposition exilé au Royaume-Uni. Les Libyens prêts à mettre leur animosité de côté pour favoriser la relance du secteur de l’énergie pourraient être tentés de se tourner vers l’ancien Premier ministre Chokri Ghanem, qui a fait défection en juin. Lorsqu’il était au pouvoir, il a notamment contribué à libéraliser l’économie libyenne et à accélérer l’ouverture du pays aux investissements étrangers dans le secteur du pétrole.
(Source : Reuters)
Avant le début de l’offensive des rebelles libyens sur Tripoli, Husam Najjar semblait davantage préoccupé par le risque d’affrontements entre insurgés que par la menace posée par les forces de Mouammar Kadhafi. « Tous les groupes de rebelles veulent contrôler Tripoli. Il faudra de l’ordre », déclare ce combattant. Au cœur des inquiétudes de Husam Najjar figure la question qui ne va pas manquer de se poser après le renversement du colonel Kadhafi : existe-t-il une figure de l’opposition qui fasse suffisamment consensus pour assurer une période de transition ? « Il n’y a pas un seul rebelle qui soit respecté de tous, c’est le problème », estime Kamran Bokhari, analyste chez Stratfor.Figure emblématique de la rébellion à l’étranger, Moustapha Abdeljalil préside le Conseil national de transition...
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