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Moyen Orient et Monde - Libye

La rébellion proclame révolue l’ère Kadhafi

La traque du leader libyen s’intensifie ; un missile Scud tiré de Syrte intercepté par l’OTAN.

Des manifestants brûlant le portrait de Mouammar Kadhafi et des exemplaires de son « Livre vert » devant l’ambassade de Libye à Ankara.

La rébellion libyenne a proclamé révolue l’ère de Mouammar Kadhafi après sa prise de contrôle de la majeure partie de Tripoli, la traque du dirigeant libyen s’intensifiant hier.
« L’époque de Kadhafi est révolue (...) mais nous ne pouvons pas dire que nous contrôlons Tripoli », a confirmé le chef du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, dans une conférence de presse à Benghazi, fief des rebelles dans l’Est. Des affrontements à « Bab al-Aziziya et certaines zones alentour ne sont toujours pas sous notre contrôle et par conséquent, nous ne savons pas si Kadhafi se trouve là-bas », a-t-il ajouté. « Nous espérons que Mouammar Kadhafi sera capturé vivant pour qu’il puisse avoir un procès équitable. » Il a ajouté que deux des fils du colonel libyen, Mohammad et Seif al-Islam, étaient « entre de bonnes mains, et sous contrôle de nos révolutionnaires » après leur capture dimanche. La chaîne al-Jazira a toutefois rapporté hier tard dans la soirée que Mohammad Kadhafi a réussi à prendre la fuite avec l’aide de forces progouvernementales. Cette information n’a pas pu être confirmée de source rebelle. Toujours selon al-Jazira, deux corps dont l’un pourrait être celui de Khamis Kadhafi et l’autre celui de Abdallah Senoussi, chef des services de renseignements libyens, ont été découverts.
Fidèle à sa réputation de pugnacité et défiant les appels de la communauté internationale et des rebelles à se rendre, M. Kadhafi s’accrochait toujours à ce qui lui reste de pouvoir. La Maison-Blanche a dit ne disposer d’aucune preuve de son départ de Tripoli et la rébellion a dit ignorer où il était. Après avoir juré de continuer à résister, le leader libyen, selon une source diplomatique, se trouverait toujours dans sa résidence du quartier de Bab al-Aziziya à Tripoli, devant laquelle de violents combats avaient eu lieu le matin avant de baisser d’intensité en soirée.
Les rebelles sont entrés dimanche pratiquement sans résistance de la part des forces pro-Kadhafi dans la capitale, où les habitants oscillent entre crainte et jubilation. Ils ont atteint la place Verte, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l’habitude de se rassembler et que les insurgés ont rebaptisée « place des Martyrs ». Une foule en liesse a dansé toute la nuit en agitant des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion.
Hier, des affrontements ont eu lieu toute la journée dans plusieurs quartiers du centre-ville, ont indiqué des témoins. Les rebelles ont pris le contrôle des locaux de la télévision d’État, qui a cessé d’émettre. L’aéroport est également désormais aux mains des rebelles, a annoncé hier la chaîne al-Arabiya, qui cite un porte-parole des insurgés.
Les rebelles attendent le renfort de milliers d’autres combattants venus d’autres régions du pays. Ils hésitent sur la manière d’avancer : rapidement à travers de grandes avenues exposés aux tirs des snipers, ou lentement à travers le labyrinthe de ruelles sans savoir qui les attend au tournant.

Tireurs embusqués
Avec la poursuite des combats, les habitants étaient nerveux, ne sachant pas ce qui va se passer dans les jours à venir, même s’ils sont heureux d’avoir vu ce qu’ils considèrent comme la fin inévitable de Mouammar Kadhafi. « Il y a des tireurs africains embusqués venus du Tchad dans la Vieille ville et, parfois, on peut entendre des tirs d’obus de mortier. Mais nous ne savons pas d’où ils sont tirés », a déclaré un habitant, Saad Zaidi, tout juste revenu des festivités du centre-ville. Abdelrahmane ben Jama, comme la majorité des habitants de Gorji – quartier qui a pris en charge une équipe de journalistes de l’AFP visée par un tireur embusqué –, ne veut qu’une chose : rejoindre les combats. « Je n’ai pas d’arme, mais je veux protéger ce quartier parce que c’est le mien. Nous n’avons pas assez d’armes, mais nous voulons toutes les armes possibles pour nous débarrasser du dictateur. Ici, chacun est un combattant », dit-il.
Ailleurs en Libye, des affrontements ont été signalés dans les villes d’al-Aziziya (50 km au sud de Tripoli) et d’al-Khoms, à mi-chemin entre la capitale et Misrata (Est).
Plus à l’est, les pro-Kadhafi ont évacué la ligne de front de Brega et fui vers l’ouest en direction de Syrte, ville d’origine et bastion du dirigeant libyen, selon la rébellion dont le chef a promis que les villes de Syrte et de Sebah « se soulèveront bientôt à leur tour ». Tard dans la soirée, un avion de l’OTAN a intercepté un missile Scud tiré de Syrte, selon des informations rapportées par al-Jazira. Les forces gouvernementales, dont les rebelles sont sur le point de venir à bout, avaient déjà procédé en août à un tir de missile Scud. L’engin s’était abattu dans le désert sans faire de victimes.
(Source : agences et rédaction)
La rébellion libyenne a proclamé révolue l’ère de Mouammar Kadhafi après sa prise de contrôle de la majeure partie de Tripoli, la traque du dirigeant libyen s’intensifiant hier. « L’époque de Kadhafi est révolue (...) mais nous ne pouvons pas dire que nous contrôlons Tripoli », a confirmé le chef du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, dans une conférence de presse à Benghazi, fief des rebelles dans l’Est. Des affrontements à « Bab al-Aziziya et certaines zones alentour ne sont toujours pas sous notre contrôle et par conséquent, nous ne savons pas si Kadhafi se trouve là-bas », a-t-il ajouté. « Nous espérons que Mouammar Kadhafi sera capturé vivant pour qu’il puisse avoir un procès équitable. » Il a ajouté que deux des fils du colonel...
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