Le ministre de l'Information Oussama Heykal a affirmé que cinq policiers avaient été tués "sur le territoire égyptien lors d'un échange de tirs entre les forces israéliennes et des éléments armés en territoire israélien". /
Le Caire avait rappelé son ambassadeur dans l’État hébreu en novembre 2000 pour protester contre "l'usage excessif de la force" par Israël contre les Palestiniens après le déclenchement de la deuxième Intifada.
En Israël, des consultations étaient en cours sur la décision égyptienne, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Cité par la Mena, le ministre de l'Information Oussama Heykal a affirmé que cinq policiers avaient été tués "sur le territoire égyptien en raison d'un échange de tirs entre les forces israéliennes et des éléments armés en territoire israélien".
Selon la télévision, l’Égypte a également "dénoncé les déclarations irresponsables de certains responsables israéliens", sans autre précision.
Le gouvernement a affirmé dans son communiqué que "l’Égypte est capable de défendre ses frontières et d'assurer la sécurité dans le Sinaï". "La sécurité de la frontière égypto-israélienne est la responsabilité commune des deux parties et n'est pas la seule responsabilité de l’Égypte", a souligné le communiqué.
Le gouvernement a également chargé le ministre des Affaires étrangères de "convoquer l'ambassadeur israélien au Caire pour lui notifier la protestation de l’Égypte".
L'ambassadeur israélien sera également notifié "d'une demande de procéder à une enquête officielle commune pour dévoiler les circonstances de la mort des policiers égyptiens et définir la partie responsable afin de prendre les mesures juridiques pour préserver les droits des victimes et des blessés égyptiens".
Le Caire avait déjà officiellement protesté vendredi auprès d'Israël et demandé une enquête urgente.
Au Caire, plusieurs centaines d’Égyptiens en colère ont passé la nuit devant l'ambassade d'Israël en demandant l'expulsion de l'ambassadeur israélien.
Rassemblés devant l'immeuble jouxtant celui de l'ambassade, protégée par des blindés de l'armée et plusieurs cordons policiers, les manifestants scandaient "Sinaï, Sinaï, A bas Israël".
Le Premier ministre égyptien Issam Charaf avait affirmé plus tôt dans un message publié sur sa page Facebook officielle que "le sang de l’Égyptien est trop cher pour être versé sans réponse". "Notre glorieuse révolution a eu lieu pour que l’Égyptien puisse regagner sa dignité à l'intérieur comme à l'extérieur et ce qui était accepté dans l’Égypte d'avant la révolution ne le sera plus dans l’Égypte d'après la révolution", avait-il ajouté.
L'armée, au pouvoir depuis la chute de l'ex-président Hosni Moubarak en février, avait affirmé vendredi dans un communiqué qu'elle faisait "une évaluation globale des derniers événements qui se sont produits dans le Sinaï aux frontières-est de l’Égypte et réagira de la manière adéquate aussitôt terminée l'enquête sur ce qui s'est passé".
L'armée égyptienne mène depuis plusieurs jours des opérations militaires contre des islamistes dans le Sinaï, procédant à plusieurs arrestations.
La mort des policiers égyptiens à la frontière avec Israël est intervenue après les attaques qui ont fait huit morts jeudi dans le sud d'Israël, attribuées par l’État hébreu à un groupe radical palestinien de Gaza.
Le Caire avait rappelé son ambassadeur dans l’État...


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