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Moyen Orient et Monde - Sinaï

L’Égypte proteste auprès d’Israël après la mort de trois policiers

Au moins trois policiers ont été tués près de la frontière avec Israël, après que des attaques dans le sud de l’État hébreu eurent fait huit morts jeudi. Des informations contradictoires ont circulé sur les circonstances de ces décès. Selon un responsable militaire cité par l’agence officielle MENA, les trois policiers ont été tués par une roquette lancée par un hélicoptère de combat israélien qui visait des activistes en fuite à la frontière israélo-égyptienne, après les attaques sur le sol israélien. Mais le quotidien égyptien el-Ahram, citant un haut responsable militaire, a affirmé que les policiers avaient été tués par des hommes armés tentant d’entrer en Égypte depuis Israël. Des bilans différents ont également été donnés sur les policiers égyptiens tués. Des sources de sécurité ont ainsi fait état de six policiers en tout tués jeudi et hier vendredi, le dernier dans un échange de tirs avec des hommes armés inconnus à la frontière avec Israël.
D’après un responsable militaire cité par MENA, « les forces égyptiennes font une évaluation globale de leur côté de la frontière égypto-israélienne pour établir les raisons des morts et des blessures parmi leurs membres », et les autorités « prennent les mesures adéquates pour éviter qu’elles se répètent ». Le parquet d’el-Arich a pour sa part commencé à enquêter sur les violences survenues du côté égyptien de la frontière.
L’Égypte a formellement protesté hier auprès d’Israël, en demandant une enquête sur ces violences, selon MENA. Une source militaire a indiqué que le chef d’état-major égyptien, Sami Anan, s’était rendu dans la péninsule du Sinaï pour « passer les troupes en revue et leur remonter le moral ». Une autre source militaire a dit qu’il présidait une commission chargée d’enquêter sur la mort des policiers. Toutefois, un responsable cité par MENA a déclaré qu’il ne s’était pas rendu dans la région frontalière entre l’Égypte et Israël.
De son côté, le Premier Ministre égyptien Essam Charaf a déclaré dans un message publié sur sa page officielle de Facebook, que « le sang de l’Égyptien est trop cher pour être versé sans réponse ». « Notre glorieuse révolution a eu lieu pour que l’Égyptien puisse regagner sa dignité à l’intérieur comme à l’extérieur, et ce qui était accepté dans l’Égypte d’avant la révolution ne le sera plus dans l’Égypte d’après la révolution », a-t-il ajouté sans expliciter sa pensée. M. Charaf a précisé qu’il discuterait « des options à notre disposition concernant la mort de nobles soldats égyptiens dans le Sinaï ». M. Charaf devait discuter hier soir avec notamment les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi qu’avec un représentant du Conseil suprême des forces armées et des services de renseignements, « de l’évolution de la situation sécuritaire dans le Sinaï », selon MENA.
Enfin, le point de passage d’el-Oja, entre l’Égypte et Israël, a été fermé « en raison des événements » de jeudi « jusqu’à nouvel ordre », selon l’agence. Ce terminal sert au passage de marchandises entre l’Égypte et Israël. L’armée égyptienne mène depuis plusieurs jours des opérations militaires contre des islamistes dans le Sinaï, procédant à plusieurs arrestations.
(Source : AFP)
Au moins trois policiers ont été tués près de la frontière avec Israël, après que des attaques dans le sud de l’État hébreu eurent fait huit morts jeudi. Des informations contradictoires ont circulé sur les circonstances de ces décès. Selon un responsable militaire cité par l’agence officielle MENA, les trois policiers ont été tués par une roquette lancée par un hélicoptère de combat israélien qui visait des activistes en fuite à la frontière israélo-égyptienne, après les attaques sur le sol israélien. Mais le quotidien égyptien el-Ahram, citant un haut responsable militaire, a affirmé que les policiers avaient été tués par des hommes armés tentant d’entrer en Égypte depuis Israël. Des bilans différents ont également été donnés sur les policiers égyptiens tués. Des sources de sécurité ont...
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