La Turquie n'est pas encore prête à appeler au départ du président syrien Bachar el-Assad, mais réclame de nouveau l'arrêt "immédiat" de la répression sanglante, selon des officiels turcs. "Nous n'en sommes pas encore là," a déclaré, vendredi, sous le couvert de l'anonymat une source gouvernementale turque, après que le président américain Barack Obama et certains de ses alliés occidentaux ont pour la première fois appelé, jeudi, le président Assad à partir et ont renforcé les sanctions contre son régime.
"Avant tout, le peuple syrien doit dire à Assad de partir [...]. L'opposition syrienne n'est pas unie et nous n'avons pas encore entendu un appel collectif des Syriens disant à Assad de partir, comme en Égypte ou en Libye", a poursuivi ce responsable. Tard jeudi, les plus hautes autorités politiques et militaires turques réunies au sein du Conseil national de sécurité (Milli Güvenlik Kurumu, MGK) s'étaient, elles aussi, abstenues d'appeler le président syrien à la démission tout en réclamant l'arrêt "immédiat" de la répression des manifestations d'opposition qui durent depuis cinq mois.
"Il a une fois de plus été souligné que l'usage de la force et de la violence contre les civils devait cesser immédiatement", selon un communiqué publié après la réunion du MGK. Le MGK a également appelé à une transition démocratique conformément "aux demandes légitimes du peuple frère et ami syrien", selon l'agence Anatolie. Mardi, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait exprimé l'espoir que la Turquie ou l'Arabie saoudite exhorte le président syrien Bachar el-Assad à quitter le pouvoir, plutôt que les États-Unis, estimant que "le régime Assad ne [pourrait] l'ignorer".
"Avant tout, le peuple syrien doit dire à Assad de partir [...]. L'opposition syrienne n'est pas unie et nous n'avons pas encore entendu un appel collectif des Syriens disant à Assad de partir, comme en Égypte ou en Libye", a poursuivi ce responsable. Tard jeudi, les plus hautes autorités politiques et...


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