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Liban

Électricité : grincements de dents au sein du gouvernement 

C’est le Premier ministre, Nagib Mikati, qui est maintenant pris à partie par le CPL pour avoir dit que « le plan prévu pour l’électricité doit pouvoir préserver les deniers publics ».
Le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, s’est fait hier l’écho du mécontentement du courant du général Michel Aoun, à l’égard de la position adoptée par le chef du gouvernement au sujet de la proposition de loi prévoyant l’ouverture d’une ligne de crédit d’un milliard 200 mille dollars au profit du ministère de l’Énergie, pour un accroissement de la production électrique. « Il m’est difficile de comprendre comment un plan peut préserver les deniers publics », a-t-il dit à la Voix du Liban, dénonçant « un procès d’intention » fait au CPL dans ce domaine. « On est supposé avoir fini avec cette histoire. Il ne peut pas y avoir un plan qui préserve les fonds publics et un autre qui ne les préserve pas. À force de répéter ces propos, les gens font finir par croire qu’un ministre souhaite dépenser à sa guise des fonds qu’il réclame », s’est-il révolté. Selon lui, ce genre de propos « s’inscrit dans la logique d’une politique vindicative ».
Le député Farid el-Khazen a pour sa part indiqué à la Voix du Liban que « si le plan de sauvetage de l’électricité n’est pas voté, nous serons en droit de nous interroger sur le point de savoir s’il existe au sein du gouvernement un groupe homogène qui veut travailler ou pas ». « Et si une volonté de blocage se confirme, que ce soit au sein du gouvernement ou en dehors du gouvernement, la partie qui bloque devra assumer ses responsabilités », a-t-il dit.
Le ministre des Affaires sociales, Waël Bou Faour, a cependant rappelé au cours d’une cérémonie à Sofar l’attachement du gouvernement au règlement des problèmes socio-économiques. « Nous avons voulu mettre en place cette équipe pour régler des problèmes et non pas pour qu’elle devienne elle-même un problème dans le pays, pas plus que nous voulons que le dossier de l’électricité pose aussi problème », a-t-il dit.
M. Bou Faour a jugé nécessaire un débat calme en Conseil des ministres « qui est la tribune adéquate pour toute discussion et non pas les échanges d’accusations médiatiques, ou les menaces graves, tranchées et extrémistes selon lesquelles on nous donne ce qu’on veut ou le gouvernement saute. Cette logique ne préserve pas le gouvernement et ne l’aide sûrement pas à accomplir ses devoirs dans l’intérêt des Libanais ».
Quant au chef de la diplomatie, Adnane Mansour, il a jugé, toujours dans une déclaration à la Voix du Liban, mais contrairement à ses collègues, que le dossier de l’électricité « ne pose pas de problème au sein du gouvernement » et qu’un « projet de loi doit être élaboré à ce propos ».
L’ancien député Moustapha Allouche a considéré qu’« il est hors de question, et quel que soit le prétexte, d’accorder des fonds au général Aoun et à son gendre pour qu’ils en disposent ». « Il faut qu’il y ait des garde-fous précis », a-t-il ajouté, estimant, dans une déclaration à la Future TV, que « si le Premier ministre approuve la proposition de loi sans établir des garde-fous, il serait en train de soudoyer une des composantes de son équipe afin de garantir son maintien à la tête du gouvernement ».
Le député Ali Fayad a invité le gouvernement à se conformer au délai de deux semaines qu’il s’était fixé pour présenter au Parlement un projet de loi « prévoyant l’approbation du plan de sauvetage du secteur électrique ». Un plan auquel l’ancien chef de gouvernement, Sélim Hoss, a applaudi, jugeant qu’il est « vital » et invitant l’équipe Mikati à l’adopter.
C’est le Premier ministre, Nagib Mikati, qui est maintenant pris à partie par le CPL pour avoir dit que « le plan prévu pour l’électricité doit pouvoir préserver les deniers publics ».Le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, s’est fait hier l’écho du mécontentement du courant du général Michel Aoun, à l’égard de la position adoptée par le chef du gouvernement au sujet de la proposition de loi prévoyant l’ouverture d’une ligne de crédit d’un milliard 200 mille dollars au profit du ministère de l’Énergie, pour un accroissement de la production électrique. « Il m’est difficile de comprendre comment un plan peut préserver les deniers publics », a-t-il dit à la Voix du Liban, dénonçant « un procès d’intention » fait au CPL dans ce domaine. « On est supposé avoir fini avec cette histoire....
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