Gorbatchev dénonce un retour en arrière, 20 ans après le putsch
OLJ /
le 18 août 2011 à 01h10
Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev s’est dit « mécontent » de l’évolution de la Russie 20 ans après le putsch manqué contre sa perestroïka. Monopole du parti au pouvoir, élections truquées et « tendances » autoritaires : « Il y a un retour en arrière », a déclaré le père de la perestroïka et Prix Nobel de la paix au cours d’une conférence de presse, résumant la situation politique en Russie. Le 19 août 1991, des putschistes soutenus par le chef du KGB, Vladimir Krioutchkov, et le ministre de la Défense, Dmitri Iazov, assurent que le président Gorbatchev, en vacances en Crimée, est « incapable d’assumer ses fonctions pour des raisons de santé ». Ils proclament l’état d’urgence, rétablissent la censure et font entrer les chars à Moscou. Le coup a échoué trois jours plus tard, mais ces événements ont scellé le sort de l’Union soviétique qui sera finalement dissoute en décembre 1991. Très critiqué pour son rôle jugé parfois ambigu dans ces événements, M. Gorbatchev, 80 ans, s’est défendu en affirmant que sa présumée « faiblesse » avait permis d’éviter un bain de sang. « Cela aurait pu déboucher sur une guerre civile dans un pays regorgeant d’armes y compris nucléaires », a-t-il estimé. Mais 20 ans après, l’ancien président dit qu’il n’est pas « content » de l’évolution de son pays et dresse un tableau sombre de ce qu’est devenue la Russie. « Pour la mortalité, nous sommes en bas de la liste, à côté des pays africains, il y a 96 % de pauvres et il y a deux fois moins de gens qui reçoivent des diplômes d’enseignement supérieur qu’après la Seconde Guerre mondiale », a-t-il énuméré. (Source : AFP)
Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev s’est dit « mécontent » de l’évolution de la Russie 20 ans après le putsch manqué contre sa perestroïka. Monopole du parti au pouvoir, élections truquées et « tendances » autoritaires : « Il y a un retour en arrière », a déclaré le père de la perestroïka et Prix Nobel de la paix au cours d’une conférence de presse, résumant la situation politique en Russie.Le 19 août 1991, des putschistes soutenus par le chef du KGB, Vladimir Krioutchkov, et le ministre de la Défense, Dmitri Iazov, assurent que le président Gorbatchev, en vacances en Crimée, est « incapable d’assumer ses fonctions pour des raisons de santé ». Ils proclament l’état d’urgence, rétablissent la censure et font entrer les chars à Moscou. Le coup a échoué trois jours plus...
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