Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Révolte

Nouveau vendredi de mobilisation massive en Syrie : 16 morts

Les appels internationaux pour faire plier le régime Assad se font de plus en plus pressants.

Seize personnes sont mortes hier lors des manifestations organisées dans plusieurs villes de Syrie, où la mobilisation reste vive. Comme chaque vendredi depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars, les manifestants se sont rassemblés sous le slogan « Nous ne nous soumettrons qu’à Dieu », lancé cette semaine par des militants sur Facebook.
Quelque 8 000 personnes se sont rassemblées à Lattaquié, ainsi qu’à Hama et Homs, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) basé en Grande-Bretagne. À Lattaquié, une explosion a été entendue. Dans la région de Homs, un homme a été tué par un tireur embusqué près d’une mosquée, a indiqué l’OSDH, alors qu’un minibus a été attaqué à Qousseir. « Des miliciens prorégime ont ouvert le feu sur le bus, blessant des voyageurs » qui fuyaient vers le Liban, a indiqué un militant. À Qousseir, les forces de sécurité ont arrêté l’écrivain et poète Abdel Rahmane Ammar, 68 ans, à la place de son fils, militant recherché par les autorités. Près de Damas, un militant a rapporté la mort de cinq civils à Douma, abattus par les forces de sécurité qui ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants. À Deir ez-Zor, où des dizaines de personnes sont mortes le week-end dernier, un civil a été tué, selon un militant. Les soldats ont ouvert le feu à balles réelles sur la principale mosquée de la ville à la sortie de la prière du vendredi, ont rapporté des témoins. À Alep, quatre civils ont été tués et un grièvement blessé par les tirs des forces de sécurité qui visaient à disperser un défilé, selon l’OSDH. Deux hommes ont été tués à Hama, selon un militant. Trois autres ont été blessés par les tirs des forces de sécurité qui dispersaient des manifestants rassemblés à la sortie de la prière. L’armée avait pourtant annoncé mercredi son retrait de Hama, après 10 jours d’une offensive qui a fait plus d’une centaine de morts.
Selon plusieurs sites Internet, des manifestations nocturnes se tenaient dans plusieurs villes et régions du pays, notamment à Houran, Bou Kamal, Deraa et Damas. Des tirs et des heurts ont également été rapportés.
Avant les manifestations, deux civils avaient déjà été tués dans la matinée par les forces de sécurité, à Saqba (banlieue de Damas) et dans la localité de Khan Sheikhoun (province d’Idleb), prise d’assaut à l’aube par des dizaines de chars, de blindés, de transports de troupes et de bus civils transportant des agents de sécurité, a indiqué l’OSDH. Toujours dans la province d’Idleb, à Bench, une femme, touchée mardi par les tirs des forces de sécurité, a succombé à ses blessures.
La mobilisation contre le gouvernement et les condamnations de plus en plus sévères de la communauté internationale ne font pas faiblir le régime. Pour museler encore davantage l’information, les autorités ont arrêté jeudi le président de la Ligue syrienne des droits de l’homme, Abdel Karim Rihaoui. Très actif, il est, grâce à son réseau de militants, une source importante d’informations pour la presse étrangère, dont les mouvements sont très limités. Paris et Rome ont réclamé sa libération immédiate.
Le président américain, Barack Obama, et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ont évoqué jeudi soir la nécessité « d’une transition démocratique » en Syrie. Le président turc, Abdullah Gül, a appelé hier M. Assad à mener des réformes démocratiques rapidement, selon l’agence turque Anatolie. Le Canada a pour sa part dénoncé les « actions brutales » et « inadmissibles » du gouvernement syrien. Et la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a exhorté hier les partenaires commerciaux de la Syrie à cesser leurs échanges avec Damas. « Nous pressons les pays qui continuent à acheter du gaz et du pétrole syriens, les pays qui continuent à envoyer des armes à M. Assad (...) à se ranger du bon côté de l’histoire », a dit Mme Clinton. Jeudi, elle avait expressément désigné la Chine, l’Inde et la Russie. Jeudi également, les États-Unis ont indiqué que leur ambassadeur à Damas avait personnellement mis en garde le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, du risque de nouvelles sanctions si le régime ne met pas fin à la répression sanglante contre l’opposition.
(Sources : agences et rédaction)
Seize personnes sont mortes hier lors des manifestations organisées dans plusieurs villes de Syrie, où la mobilisation reste vive. Comme chaque vendredi depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars, les manifestants se sont rassemblés sous le slogan « Nous ne nous soumettrons qu’à Dieu », lancé cette semaine par des militants sur Facebook.Quelque 8 000 personnes se sont rassemblées à Lattaquié, ainsi qu’à Hama et Homs, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) basé en Grande-Bretagne. À Lattaquié, une explosion a été entendue. Dans la région de Homs, un homme a été tué par un tireur embusqué près d’une mosquée, a indiqué l’OSDH, alors qu’un minibus a été attaqué à Qousseir. « Des miliciens prorégime ont ouvert le feu sur le bus, blessant des voyageurs » qui...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut