Vainqueur du Suisse Roger Federer en quart de finale de Wimbledon, le Français Jo-Wilfried Tsonga espère rééditer son exploit ce soir pour le compte des 8es de finale du Master 1000 de Montréal, tournoi qu’apprécie tout particulièrement Tsonga. Christinne Muschi/Reuters
L’heure n’est toujours pas aux grandes certitudes. De retour sur un terrain six semaines après cette défaite mémorable, le Bâlois a paru un peu hésitant mercredi face au 155e mondial, un novice de 21 ans présent pour la première fois dans un tableau principal ATP. Le tout juste trentenaire a « brisé » deux fois en deux manches le local Vasek Pospisil. Entendez par là qu’il a fait une fois le break dans chaque set pour conclure à 7-5, 6-3 contre l’inconnu au service de plomb (8 aces). « En début de rencontre, j’avais de la difficulté avec mes retours, mais je me suis ressaisi », a-t-il raconté. À part ça, rien de bien méchant. Et quand il ajoute : « Je suis heureux d’avoir gagné ce match et d’avoir la chance d’en jouer au moins un autre... », on devine qu’il ne tire pas de plan sur la comète, qu’il a surtout l’US Open en perspective. Tout ce qui arrivera de positif à Montréal servira la cause new-yorkaise.
Montréal 2009, véritable précédent
Mais ce qu’il faut voir, c’est qu’il a les armes pour viser un troisième sacre au Québec, après 2004 et 2006, vu les ravages déjà constatés dans le tableau. C’est simple : il est avec Novak Djokovic le seul ancien lauréat rescapé. Rafael Nadal, titré en 2005 et 2008, et Andy Murray, champion des deux dernières années, ont disparu. Et parmi les anciens finalistes déçus, seul le Français Richard Gasquet (2006), victorieux de l’Allemand Florian Mayer (6-3, 6-2) et du Brésilien Thomas Bellucci (7-5, 7-6), fait encore de la résistance. En effet, les Argentins David Nalbandian et Juan Martin del Potro, finalistes en 2003 et 2009, sont aussi passés à la trappe.
De son côté, Jo-Wilfried Tsonga voit forcément rejaillir dans son esprit le retournement de Wimbledon, ses deux sets de retard et sa victoire 3-6, 6-7, 6-4, 6-4, 6-4. Un exploit qu’il juge aujourd’hui « bon pour la confiance » dans les colonnes du Journal de Montréal. « Jo » se rappelle aussi de Montréal 2009, théâtre de sa première victoire en 1/4 de finale (7-6, 1-6, 7-6) contre le cador helvétique, fraîchement redevenu n° 1 mondial à l’époque de son record de titres en grand chelem (16). Un « retour de l’arrière » avaient à l’époque noté les Québécois, puisqu’il avait tenu bon à 1-5 dans le troisième set.
Après une mise en route laborieuse contre l’Italien Fabio Fognini (6-4, 7-6), le mousquetaire a fourni une prestation plus convaincante au 2e tour contre l’invité australien Bernard Tomic (7-6, 6-3). « Mes services étaient plus puissants, et je me déplaçais mieux sur le terrain que lors de mon premier match », a-t-il expliqué à la presse du coin. « Toutefois, ça ne me garantit rien. Federer est tout de même troisième au classement mondial et moi, je suis 16e. Et il est le meilleur joueur de tous les temps ! »

