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Moyen Orient et Monde - Grande-Bretagne

Cameron prend des mesures d’urgence après quatre nuits d’émeutes

Un premier rapport d’enquête montre que rien n’indique que la police ait tiré sur Mark Duggan en légitime défense ; les violences ont repris hier soir près de Birmingham.

Des Londoniens ont entrepris de nettoyer la capitale hier. Paul Ellis/AFP

Le Premier ministre David Cameron, rentré d’urgence hier à Londres, s’est engagé à rétablir le calme après quatre nuits d’émeutes, annonçant des renforts de police massifs et avertissant les fauteurs de trouble que la justice passerait. À l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement, M. Cameron a lancé un message de fermeté depuis le perron de Downing Street pour tenter de mettre un coup d’arrêt aux scènes de chaos dans la capitale et au début de contagion au reste du pays. « La population ne doit avoir aucun doute sur le fait que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour rétablir l’ordre dans les rues et les rendre sûres pour ceux qui respectent la loi », a-t-il assuré. « Vous sentirez la force de la loi », a-t-il affirmé à l’adresse des jeunes émeutiers, dont certains n’ont qu’une dizaine d’années. « Si vous êtes assez vieux pour commettre de tels crimes, vous êtes également assez vieux pour être punis », a averti M. Cameron. En effet, plus de 650 personnes ont déjà été arrêtées à Londres et Birmingham depuis samedi et les cellules des commissariats sont pleines à craquer.
De plus, le Premier ministre, qui s’est rendu dans l’après-midi sur le lieu des émeutes, a annoncé la convocation d’une session extraordinaire du Parlement jeudi et le déploiement de 16 000 policiers dès hier soir dans la capitale pour mettre fin aux « scènes révoltantes » vues dans les rues.
Cependant, un recours à l’armée est pour l’instant exclu, même si les émeutes ont fait tache d’huile dans la capitale et d’autres villes dans la nuit de lundi à mardi, face à des policiers visiblement dépassés. Les forces de l’ordre ont en effet semblé impuissantes jusqu’à présent à contenir les violences, les pires de ce type à Londres depuis plus de vingt ans. Et dès le petit matin, les images d’immeubles calcinés et de magasins pillés tournaient à nouveau en boucle sur les chaînes de télévision du pays, une publicité dont se serait bien passée la capitale britannique à un an des Jeux olympiques. « Les émeutiers ont pris le contrôle, la police leur abandonne les rues », titrait le Times, sous la photo impressionnante d’une femme en train de sauter d’un immeuble en feu. « Nous n’avons tout simplement plus assez d’unités à envoyer » sur le terrain, malgré la suspension de tous les congés, a reconnu Paul Deller, un responsable de la police londonienne.
D’ailleurs, les violences ont repris hier en fin d’après-midi près de Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni, a annoncé la police. « Nous avons des informations faisant état de désordres à Wolverhampton », une localité près de Birmingham, où des magasins ont été vandalisés, « et à West Bromwich » où deux voitures ont été incendiées, selon un communiqué des forces de l’ordre.
Un homme de 26 ans, blessé par balle dans une voiture lundi soir au cours de violences dans la capitale, a succombé à ses blessures. Les premiers troubles avaient éclaté samedi soir dans la foulée d’une manifestation réclamant « justice » après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué d’une balle dans la poitrine lors d’un échange de coups de feu avec la police à Tottenham. Les premiers rapports indiquaient que Duggan avait tiré sur les forces de l’ordre avec un pistolet retrouvé à ses côtés. Or rien n’indique que la police britannique a agi en état de légitime défense lorsqu’elle a tiré sur l’homme, a indiqué hier une commission d’enquête.
Sur un autre plan, des Londoniens ont entrepris de nettoyer les rues de la capitale britannique hier, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux qui a permis de rallier les habitants des zones les plus touchées. « Je suis atterrée par ce que j’ai vu hier soir (lundi). Je suis vraiment en colère et j’ai trouvé que c’était un moyen constructif de canaliser cette rage », a expliqué une jeune femme d’une vingtaine d’années qui a répondu à l’appel lancé sur Twitter et Facebook dans le cadre de la campagne « Nettoyons Londres ». Des messages similaires ont été envoyés pour appeler les habitants à venir dégager des rues de Liverpool, où les émeutes se sont propagées dans la nuit de lundi à mardi.
Sur le plan international, Berlin, Rome et Paris ont donné des consignes de prudence à leurs ressortissants séjournant au Royaume-Uni.
          (Source : agences)
Le Premier ministre David Cameron, rentré d’urgence hier à Londres, s’est engagé à rétablir le calme après quatre nuits d’émeutes, annonçant des renforts de police massifs et avertissant les fauteurs de trouble que la justice passerait. À l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement, M. Cameron a lancé un message de fermeté depuis le perron de Downing Street pour tenter de mettre un coup d’arrêt aux scènes de chaos dans la capitale et au début de contagion au reste du pays. « La population ne doit avoir aucun doute sur le fait que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour rétablir l’ordre dans les rues et les rendre sûres pour ceux qui respectent la loi », a-t-il assuré. « Vous sentirez la force de la loi », a-t-il affirmé à l’adresse des jeunes émeutiers, dont certains n’ont...
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