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Culture - Correspondance

Hildreth Meiere donne la parole aux murs

Les murs ont des yeux et des oreilles et, avec l’artiste Hildreth Meiere, la capacité de raconter des histoires.

L’artiste au travail.

Hildreth Meiere (1892 - 1961) est une bâtisseuse de cathédrales. Au meilleure de sa forme dans l’infiniment grand, elle a signé les lignes et l’ornementation des dômes, des plafonds, des vitraux, des murs de plus d’une trentaine d’églises et de monuments publics aux États-Unis.
De plus, durant la Seconde Guerre mondiale, elle avait réalisé 500 autels portatifs, dont 70 de son cru, pour différents chapelains sur le front.
Aujourd’hui, le National Building Museum à Washington (dédié à l’art architectural) lui consacre une rétrospective à travers des croquis, des études peintes et bien définies, des maquettes qui révèlent son processus de création et le genre de commission de l’époque. Pour un meilleur éclairage de la finalité de ses créations, l’exposition donne aussi à voir deux mosaïques, deux tapisseries et cinq autels achevés. À noter que les documents et les photographies de sa production sont d’une très grande précision afin de révéler tous les détails de ces ouvrages, à la fois monumentaux et très élaborés. Et qui sont de natures différentes : des églises, des bâtiments publics et privés, des conceptions de foires internationales et des paquebots transatlantiques.

Au cœur de l’« establishment » artistique US
Elle avait confié être tombée amoureuse des peintures murales au cours d’un voyage en Italie et elle s’était de suite mise à l’étude de l’art mural successivement à Florence, San Fransico, Chicago et New York (sa ville natale). Plus tard, sa versatilité lui avait permis de maîtriser l’art de la mosaïque, de la céramique, des vitraux, de l’émail et autres matières qu’elle avait utilisés pour embellir les plus importantes bâtisses du pays : de l’autel de la célèbre cathédrale Saint-Patrick à la façade du Radio City Music Hall, en passant par des banques et des locaux étatiques.
Sa carrière avait été lancée en 1923 lorsque l’architecte de renom Bertram Grosvenor Goodhue l’avait intégrée à son bureau et lui avait demandé de décorer le dôme de l’Académie nationale des sciences à Washington. En pleine phase de touche finale, elle s’est vu confier deux autres projets, dont le Parlement de l’État du Nebraska qui devait être sa pièce de résistance. Un autre atout de Meiere, sa capacité de collaborer étroitement avec les architectes et les commanditaires, aussi bien qu’avec les artisans. Par ailleurs, elle avait la spécialité de faire de ses cartons de préparation, d’une grande précision et préfigurant clairement le résultat final, de véritables œuvres d’art.
Hildreth Meiere fait partie de la poignée de femmes à l’immense talent (Georgia O’Keeffe, Isabel Bishop, Violet Oakley) dont les œuvres ont marqué l’ « establishment » artistique américain de la première moitié du siècle dernier.
Hildreth Meiere (1892 - 1961) est une bâtisseuse de cathédrales. Au meilleure de sa forme dans l’infiniment grand, elle a signé les lignes et l’ornementation des dômes, des plafonds, des vitraux, des murs de plus d’une trentaine d’églises et de monuments publics aux États-Unis. De plus, durant la Seconde Guerre mondiale, elle avait réalisé 500 autels portatifs, dont 70 de son cru, pour différents chapelains sur le front. Aujourd’hui, le National Building Museum à Washington (dédié à l’art architectural) lui consacre une rétrospective à travers des croquis, des études peintes et bien définies, des maquettes qui révèlent son processus de création et le genre de commission de l’époque. Pour un meilleur éclairage de la finalité de ses créations, l’exposition donne aussi à voir deux mosaïques, deux...
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