Nouveau gouvernement face au mécontentement populaire
OLJ /
le 06 août 2011 à 00h25
Le président chypriote Demetris Christofias a formé hier un nouveau gouvernement face au mécontentement populaire provoqué par la destruction de la principale centrale électrique de l’île, la situation économique critique et le blocage des négociations de réunification. M. Christofias avait décidé de remanier son gouvernement après l’explosion d’un dépôt de munitions le 11 juillet qui avait détruit cette centrale et fait 13 morts. La République de Chypre, membre de l’Union européenne et de la zone euro, fait de plus face à d’importantes difficultés économiques qui ont incité les principales agences de notation à abaisser sa note souveraine face aux risques de dérapage budgétaire. Le parti de centre-droit DIKO avait fait part de son intention de se retirer du gouvernement, contraignant le président Christofias à ne s’appuyer que sur son seul parti AKEL (communiste) et des technocrates. Le nouveau ministre de Finances est l’économiste Kikis Kazamias, ex-membre de la Cour des comptes européenne. Demetris Christofias est également confronté au dossier de la division de Chypre. Le tiers nord de l’île, peuplé de Chypriotes turcs, est occupé depuis 1974 par les troupes turques et administré par la République turque du nord de Chypre RTCN, qui n’est reconnue que par Ankara, alors que la Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre qui rassemble les Chypriotes grecs. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait averti, lors d’une visite dans le nord de Chypre le 20 juillet, que « si une solution à la partition de Chypre n’est pas obtenue d’ici là, la Turquie gèlera pendant la présidence tournante de Chypre ses relations avec l’Union européenne ». Chypre doit exercer cette présidence au second semestre 2012. (Source : AFP)
Le président chypriote Demetris Christofias a formé hier un nouveau gouvernement face au mécontentement populaire provoqué par la destruction de la principale centrale électrique de l’île, la situation économique critique et le blocage des négociations de réunification. M. Christofias avait décidé de remanier son gouvernement après l’explosion d’un dépôt de munitions le 11 juillet qui avait détruit cette centrale et fait 13 morts. La République de Chypre, membre de l’Union européenne et de la zone euro, fait de plus face à d’importantes difficultés économiques qui ont incité les principales agences de notation à abaisser sa note souveraine face aux risques de dérapage budgétaire. Le parti de centre-droit DIKO avait fait part de son intention de se retirer du gouvernement, contraignant le président...
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