Hama est privée depuis mercredi d’électricité et d’eau. Toutes les communications téléphoniques sont coupées.
La répression s’intensifie
La condamnation de la répression par le Conseil de sécurité de l’ONU, la première du genre en cinq mois de soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad, n’a pas freiné les blindés, qui ont fait hier au moins 109 morts à Hama et dans d’autres régions voisines : 48 personnes ont été tuées à Hay al-Hadir, 31 à Janoub al-Manaab et 30 au nord de la ville de Hama et à Hamadia, précise l’ONG Avaaz. Mercredi soir, plus de 45 personnes avaient trouvé la mort dans le centre de Hama, rapporte un militant qui a réussi à fuir la ville. Selon lui, 40 personnes ont péri dans les bombardements et sous le feu des mitrailleuses dans le à Hay al-Hadir. Cinq autres, dont deux enfants, ont été tuées alors qu’elles tentaient de quitter la ville en voiture. Des habitants avaient rapporté mercredi soir que les chars déployés dans Hama depuis dimanche avaient pris position sur la place principale de la ville avec l’aide des milices « chabbiha ». Les chabbiha tirent à vue sur les habitants et des tireurs d’élite dominent la place Orontes, a dit une pharmacienne, sur la base des témoignages de sa famille, encore sur place. La chaîne al-Arabiya a rapporté hier les propos d’un témoin affirmant qu’une cinquantaine de bus transportant des chabbiha était entrée dans Hama par le sud.
Une « férocité ciblée »
« L’appareil de sécurité pense qu’il peut en finir avec le soulèvement en jouant la carte sécuritaire et en tuant autant de Syriens qu’il jugera nécessaire, relève un diplomate en poste à Damas. Les chars tirent sur des bâtiments résidentiels à Hama et Deir ez-Zor alors que ces deux villes ont pu manifester pacifiquement pendant des semaines. C’est la première fois que le régime recourt aux chars avec une telle férocité ciblée. » Les opposants des comités de coordination locale ont accusé les autorités syriennes de chercher à empêcher les habitants de faire connaître à l’extérieur l’ampleur de la répression. « Hama est coupée du monde. On ne sait rien de ce qui se passe et on est, bien sûr, très inquiets », souligne Nadim Houri, chargé du dossier syrien au bureau de Beyrouth de Human Rights Watch.
La répression n’a cependant pas empêché des manifestations d’avoir lieu hier, notamment à Soueida, Homs, Alep, Qamishli, Deraa, Damas, Madaya, Amouda, Jableh et Hama même.
Sur le plan diplomatique, la pression s’est de plus en plus accentuée hier contre le régime syrien. À Moscou, le président russe Dmitri Medvedev a appelé hier Bachar el-Assad à entreprendre des réformes sous peine de s’exposer à un « triste sort ». « Il (Assad) doit mener rapidement des réformes, se réconcilier avec l’opposition, rétablir la paix et mettre en place un État moderne », a déclaré Dmitri Medvedev à la radio Echo de Moscou et à la chaîne de télévision Russia Today. « S’il n’y parvient pas, il devra faire face à un triste sort », a ajouté le président.
À Washington, le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, a déclaré qu’ « il est devenu clair partout dans le monde que les actions d’Assad placent la Syrie et l’ensemble de la région dans une voie très dangereuse ». « Assad est sur la voie du départ (...), nous devons tous penser à l’après-Assad, comme le font déjà les 23 millions de Syriens », a-t-il insisté. Hillary Clinton a également déclaré hier que les États-Unis estiment que le gouvernement du président syrien Bachar el-Assad est responsable de plus de 2 000 morts dans la répression de manifestations pacifiques. Elle a réaffirmé que Bachar el-Assad avait perdu toute légitimité en Syrie aux yeux de Washington.
Dans le même temps, l’ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, actuellement à Washington, devait retourner hier en Syrie. Mark Toner, un porte-parole du département d’État, a annoncé qu’ « il est très important qu’il retourne sur le terrain pour y effectuer le travail essentiel de contact avec l’opposition syrienne et qu’il continue à exposer nos inquiétudes au gouvernement syrien ».
Sanctions contre Hamcho
Dans le but d’isoler encore plus Damas, les États-Unis ont annoncé avoir renforcé leurs sanctions contre la Syrie hier en inscrivant sur la liste noire l’homme d’affaires et député syrien Mohammad Hamcho, que le Trésor américain accuse de protéger des intérêts de Bachar el-Assad et de son frère. L’Union européenne a confirmé hier, quant à elle, un durcissement des sanctions contre Damas, dont l’ajout du ministre de la Défense et de quatre autres responsables sécuritaires à la liste des membres du régime de Bachar el-Assad soumis à un gel des avoirs financiers et à une interdiction de voyage. Mais les ambassadeurs européens réunis à Bruxelles n’ont pas étendu les sanctions aux secteurs pétrolier et bancaire, seul moyen, selon les opposants, de priver les autorités syriennes des fonds nécessaires pour poursuivre la répression.
(Sources : rédaction et agences)


Barak Obama est ne aux Etats Unis, le gouverneur de Hawaii a rendu l'acte de naissance public en Avril 2011. Apres la polemique avec le milliardaire Donald Trump qui accusait Obama d'etre un importeur, personne aux Etats Unis n'ose plus parler d'imposture car les preuves ont ete irrefutables et Trump a ete "humilie" et a du s'excuser. En passant, Trump voulait juste faire de la publicite gratuite pour son show televise et se ficait pas mal de manger ses mots. Arretez de comparer la democratie aux Etats Unis et en Syrie en utilisant de faux faits.
09 h 30, le 06 août 2011