Le fait est que cela fait quelque temps que les incursions israéliennes se produisent dans plus d’un point. Comme pour tester les réflexes, et les défenses, de l’armée libanaise. Tandis que certaines parties locales préfèrent une provocation visant la résistance, entendre le Hezbollah. Après les propos de sayyed Hassan Nasrallah sur une riposte de ses troupes aux spoliations israéliennes de la zone gazière maritime libanaise.
Ces sources estiment qu’Israël orchestre une escalade au Sud pour créer une diversion utile au projet palestinien, dirigé par Abbas, visant à obtenir en septembre de l’Assemblée générale de l’ONU une reconnaissance de l’État palestinien.
Quoi qu’il en soit, selon des cadres sudistes, le Hezbollah garde les yeux bien ouverts et ne compte pas tomber dans le panneau israélien d’une confrontation permettant de contrer le plan palestinien. Ils ajoutent que l’armée libanaise a prouvé qu’elle est parfaitement prête pour repousser toute agression et protéger la nation.
Cependant, la situation au Sud inquiète les responsables libanais, qui multiplient les relances auprès des amis du pays, en vue de dissuader Israël, dont les transgressions rajoutent aux réticences de certains pays participant à la Finul.
Sur ce plan, il s’agit pour les Libanais de remettre les pendules à l’heure, après l’attentat contre le contingent français à Saïda. En assurant que la protection des Casques bleus est en train d’être notablement renforcée. Ce que le prochain renouvellement du mandat de la Finul rend encore plus nécessaire. Car des contributeurs menacent de retirer leurs contingents. Ou d’en réduire beaucoup les effectifs. Ou, encore, de permettre à la force, militaire par définition, de réagir sur le terrain et non de se contenter d’observer et de s’interposer.
Avertissement
Michael Williams, représentant de Ban Ki-moon, auquel il doit remettre incessamment un rapport circonstancié, lance une sévère mise en garde. Sortant de chez Mikati, il déclare : « Nous ne pouvons supporter aucun nouvel incident semblable à celui qui s’est produit sur le Wazzani. Cela parce qu’à partir d’un tel incident, nous pourrions passer à la guerre en quelques heures à peine. » Il souligne qu’il est nécessaire de garder le Sud-Liban à l’abri de telles secousses dans les délicates circonstances actuelles.
Dans cet avertissement, des ministres voient la confirmation des dépêches diplomatiques sur l’intention d’Israël de créer au Sud-Liban un « déversoir ». Pour renforcer ses capacités de faire échec aux pressions visant à la reconnaissance d’un État palestinien au Palais de Verre, en septembre.
Surenchérissant dans ce sens, des responsables sécuritaires pensent qu’Israël cherche à troubler le climat au Sud-Liban, à y frapper la stabilité, pour raviver la sympathie protectrice des Occidentaux à son égard. En les persuadant qu’il assure mieux que jamais le rôle de gendarme qu’ils lui assignent dans la région depuis sa création.
« Père gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche. » La vigilance du dauphin, dans une bataille médiévale, est de mise aujourd’hui au Liban, soulignent des officiels. Il faut certes veiller à déjouer les provocations israéliennes en évitant d’y riposter. Et le Hezbollah s’y emploie. Mais il est également nécessaire de contrer les machinations d’une cinquième colonne manipulée par des parties extérieures. De même, l’on doit prendre garde aux agissements de groupuscules radicaux palestiniens, fondamentalistes ou pseudoprogressistes, qui pensent nager en eaux troubles, pour propager l’anarchie au Liban, à des fins diverses.
Un responsable sécuritaire estime de son côté que l’on ne doit pas négliger non plus la piste d’une planification découlant du lien organique qui subsiste entre la scène locale et l’environnement régional. Il pense cependant que la pression internationale de retenue ferait son effet sur toutes les parties locales, et que dès lors la stabilité ne serait pas compromise. Car, à part les anarchistes et les radicaux fanatisés, nul ne souhaite que le Liban redevienne une lice de confrontation servant les desseins d’Israël. Étant entendu, selon lui, qu’en raison de lignes rouges posées même par le protecteur américain, l’État hébreu ne peut pas, pour le moment, se lancer dans une grande aventure guerrière.


Merci M. Charbel Samaha pour votre belle intrvention, comme ça au moins vis à vis de notre Monsieur de Tunisie, il ne pensera pas que tous les Libanais ressemblent à "Ceux-Là" !
10 h 25, le 05 août 2011