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Moyen Orient et Monde - Conflit

La traque des pro-Kadhafi s’intensifie après le meurtre de Younès

La France met près de 260 millions de dollars d’avoirs libyens à la disposition des rebelles.
Les rebelles libyens ont interpellé 63 personnes soupçonnées d’avoir des liens avec le dirigeant Mouammar Kadhafi, après l’assassinat de leur chef d’état-major Abdel Fatah Younès. Cette vague d’arrestations intervient dans la foulée d’un raid mené à Benghazi par la « Brigade du 17 février » – qui travaille pour le ministère de l’Intérieur – contre un groupe de partisans de Mouammar Kadhafi, caché dans une usine et soupçonné d’avoir organisé une évasion de prison. « Certains d’entre eux se sont enfuis et nous essayons de les retrouver dans toute la ville », selon un porte-parole des rebelles, Moustafa el-Sagazly. Selon le porte-parole du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Mahmoud Chammam, ce groupe – la brigade Katiba Youssed Chakir – est également soupçonné de l’assassinat du commandant militaire des rebelles. Le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, a indiqué que le général avait été abattu jeudi par un groupe d’hommes armés après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire sur des questions militaires à Benghazi. Le ministre britannique de la Défense Liam Fox a estimé pour sa part que des militants islamistes pourraient être responsables de l’assassinat soulignant que leur présence en Libye était indéniable.
Sur le terrain, dans l’ouest, le village de Joch, dans le djebel Nefoussa, était à nouveau hier sous le contrôle des forces loyalistes, après avoir été pris la veille par les rebelles, selon des journalistes de l’AFP sur place. Au cours du week-end, officiers et soldats interrogés ont pour leur part unanimement affirmé qu’il était hors de question d’interrompre ou de ralentir ce qu’ils considèrent être leur marche sur Tripoli, à une centaine de kilomètres au nord de leurs lignes, à l’occasion de ramadan. Mais, hier, premier jour du mois de jeûne, tous les combattants rebelles rencontrés près de Joch étaient installés à l’ombre sur une route menant à la localité, expliquant vouloir essayer de respecter le ramadan en s’abstenant de s’alimenter entre le lever et le coucher du soleil. Les rebelles ont néanmoins continué de progresser aux abords du site pétrolier de Brega sur le front est. Selon un porte-parole rebelle, les insurgés ont attaqué hier un petit groupe de combattants pro-Kadhafi dans les environs de Brega.
En outre, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a déclaré que le régime du colonel Kadhafi était en contact avec des membres du CNT, démentant en revanche des rumeurs sur de récentes discussions entre Tripoli et le général Younès.
De son côté, la Norvège a retiré hier, comme prévu, les quatre derniers chasseurs F-16 qu’elle avait déployés en Méditerranée pour participer aux frappes en Libye, a annoncé l’armée norvégienne. Les appareils norvégiens, qui ont regagné leurs bases de Bodoe (Nord) et Oerland (centre-Ouest), ont effectué 583 missions, sur un total de 6493 réalisées par l’OTAN depuis le 31 mars, et lâché 569 bombes, selon un porte-parole de l’état-major, le colonel Petter Lindqvist.
Sur le plan diplomatique, la France a mis hier 259 millions de dollars d’avoirs libyens à la disposition des rebelles libyens. « Il s’agit de fonds qui appartiennent au peuple libyen » et qui vont servir à acheter « des produits alimentaires et des médicaments », a précisé à l’AFP le nouvel ambassadeur du CNT à Paris, Mansour Saif el-Nasr.
Plus encore, l’Allemagne a expulsé un diplomate libyen de haut rang, a indiqué hier une porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, confirmant un article de l’hebdomadaire allemand Focus paru dimanche. Selon le magazine, Hisham el-Sharif avait été nommé le 22 juillet par note verbale du gouvernement de Mouammar Kadhafi comme chargé d’affaires plénipotentiaire à Berlin.
(Source : agences)
Les rebelles libyens ont interpellé 63 personnes soupçonnées d’avoir des liens avec le dirigeant Mouammar Kadhafi, après l’assassinat de leur chef d’état-major Abdel Fatah Younès. Cette vague d’arrestations intervient dans la foulée d’un raid mené à Benghazi par la « Brigade du 17 février » – qui travaille pour le ministère de l’Intérieur – contre un groupe de partisans de Mouammar Kadhafi, caché dans une usine et soupçonné d’avoir organisé une évasion de prison. « Certains d’entre eux se sont enfuis et nous essayons de les retrouver dans toute la ville », selon un porte-parole des rebelles, Moustafa el-Sagazly. Selon le porte-parole du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Mahmoud Chammam, ce groupe – la brigade Katiba Youssed Chakir – est également...
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