Serena Williams a renoué avec la victoire plus d’un an après son dernier titre en s’imposant à Stanford. Elle revient contre toute attente et assez rapidement sur le devant de la scène et compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin. Matthew Stockman/AFP
Cinq à quatre dans le premier set, Marion Bartoli sert pour le set et fait appel à son père au changement de côté. « Je suis tendue », avertit la Française malgré les encouragements de son coach. Sa crainte se transforme en prophétie. Bartoli concède huit jeux consécutivement, perd le film d’une rencontre parfaitement entamée et s’incline face à une Serena Williams en clair-obscur ce week-end en Californie.
L’Américaine remporte tout de même son 38e titre mais celui-ci a forcément un goût particulier. La cadette des sœurs Williams prend ainsi sa revanche sur celle qui l’avait sortie de Wimbledon dès les huitièmes de finale. Ce premier trophée depuis le grand chelem londonien en 2010 matérialise surtout son retour au premier plan. Pas de doute, la 121e joueuse mondiale sera l’une des principales prétendantes à la victoire finale à l’US Open, même si elle ne bénéficiera pas du statut protégé de tête de série. L’ouragan qui a balayé Sharapova et Lisicki en quart de finale puis en demie (seulement sept jeux concédés ! ) a pourtant connu de grosses difficultés.
47 % de premières balles pour Bartoli...
Avant de servir pour le premier set, Marion Bartoli a dicté l’échange à merveille. Très audacieuse sur ses retours, la native du Puy-en-Velay a enchaîné les trajectoires parfaites notamment sur le service de son adversaire. Serena Williams, très imprécise dans le jeu, a d’abord subi l’échange. Mais quelques éléments semblent avoir fait pencher la balance de son côté. D’abord la tension palpable évoquée par Marion Bartoli elle-même qui peut expliquer ses huit doubles fautes, puis son pourcentage famélique de premières balles (47 % dans le match), enfin une douleur à la main gauche dont elle a semblé souffrir.
Trois facteurs qui ont permis à Serena Williams de reprendre confiance puis l’initiative du jeu. Beaucoup plus approximative, Bartoli a vu les jeux défiler, impuissante. Contrairement à Wimbledon où elle a offert quelques retournements de situation spectaculaire, la Française n’a jamais semblé en mesure de signer un exploit. Une fois lancée et en confiance, Serena Williams est une redoutable machine. « Je suis très contente et heureuse d’être de retour. Au premier set, elle jouait très bien, c’est une bonne joueuse. J’étais un peu tendue en début de match, il a fallu que je me détente un peu », a-t-elle commenté à chaud. Désormais en possession de tous ses moyens, l’Américaine fonce vers l’US Open avec de grosses ambitions.
Agences : AFP

