Faits marquants en Egypte depuis la démission le 11 février d'Hosni Moubarak, au terme de 18 jours d'une révolte populaire, pendant laquelle près de 850 personnes ont été tuées :
FEVRIER 2011 :
- 11 : Le président Moubarak démissionne et remet ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées, dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui. Son parti annonce qu'il se trouve à Charm el-Cheikh (Sinaï).
- 12 : L'armée promet une « transition pacifique » vers « un pouvoir civil élu », puis suspend la Constitution et dissout le Parlement.
- 21 : Gel des avoirs de Moubarak et de sa famille.
MARS :
- 3 : Essam Charaf est nommé Premier ministre.
- 15 : Le ministère de l'Intérieur annonce la suppression de la Sécurité d'Etat et promet de la remplacer par un organisme plus respectueux des droits des citoyens.
- 19 : Référendum sur la révision de la Constitution : 77,2% de « oui ».
- 21 : L'UE gèle les avoirs de Moubarak et de 18 de ses proches.
- 28 : L'armée promulgue une version amendée de la loi sur les partis, facilitant leur formation, mais interdisant toujours leur constitution sur des bases religieuses.
AVRIL :
- 8 : Un mort dans la dispersion d'une manifestation rassemblant au Caire plusieurs dizaines de milliers de personnes.
- 13 : Hosni Moubarak placé en détention préventive dans un hôpital de Charm el-Cheikh, où il a été admis après un malaise cardiaque.
- 16 : Le Parti national démocrate (PND, au pouvoir sous Moubarak) dissous.
MAI :
- 7 : Affrontements musulmans/chrétiens dans un quartier du Caire ; 15 morts, plus de 200 blessés.
- 17 : L'épouse de l'ex-président, Suzanne, libérée après avoir remis ses avoirs à l'Etat.
JUIN :
- 1 : Le procès d'Hosni Moubarak et de ses deux fils pour le meurtre de manifestants et corruption est fixé au 3 août. Selon son avocat, l'ex-président a un cancer de l'estomac.
- 6 : Le Parti de la liberté et de la justice, issu des Frères musulmans, est légalisé.
- 21 : Les Frères musulmans s'engagent dans une stratégie d'alliance avec d'autres partis, y compris libéraux et de gauche.
- 28 : Annonce de la dissolution des conseils municipaux élus sous Moubarak.
- 28-29 : Violents affrontements entre policiers et manifestants au Caire ; 1036 blessés, la grande majorité légèrement.
JUILLET :
- 13 : Annonce du renvoi de plusieurs centaines de gradés de la police. Les législatives de septembre reportées d'un mois ou deux.
- 16 : L'armée promet de limiter le recours aux tribunaux militaires.
- 19 : Moubarak perd parfois connaissance selon l’agence officielle Mena.
- 21 : Remaniement du gouvernement conduit par Essam Charaf, mais il n'apaise pas la situation, une partie des ministres du nouveau cabinet ayant déjà servi sous Moubarak.
- 23 : Plus de 200 blessés dans des affrontements au Caire entre manifestants et partisans des militaires.
- 25 : La justice inculpe pour corruption l'ex-Premier ministre Ahmad Nazif et reporte le procès pour meurtre de l'ex-ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, pour le joindre à celui de Moubarak.
- 27 : Moubarak refuse de s'alimenter et est « extrêmement faible » d’après les médias.
- 28 : Hosni Moubarak sera jugé au Caire selon l’agence Mena ; le ministre de la Santé, Amr Hilmi, indique que la santé de l'ex-président est « bonne » et qu'il peut être transféré pour son procès.
- 29 : Manifestation monstre au Caire, à l'appel essentiellement des islamistes. Quatre morts dans des violences à Al-Arich (Sinaï).
- 31 : Les activistes qui sont sur la place Tahrir au Caire depuis le 8 juillet suspendent leur sit-in pour le mois du ramadan.
FEVRIER 2011 :
- 11 : Le président Moubarak démissionne et remet ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées, dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui. Son parti annonce qu'il se trouve à Charm el-Cheikh (Sinaï).
- 12 : L'armée promet une « transition pacifique » vers « un pouvoir civil élu », puis suspend la Constitution et dissout le Parlement.
- 21 : Gel des avoirs de Moubarak et de sa famille.
MARS :
- 3 : Essam Charaf est nommé Premier ministre.
- 15 : Le ministère de l'Intérieur annonce la suppression de la Sécurité d'Etat et promet de la remplacer par un organisme plus respectueux des droits des citoyens.
- 19 :...

