Une vue du spectacle.
L’événement s’est déroulé en présence des parents des enfants, des employés de l’école, du directeur de l’association Insan, Charles Nasrallah, de l’ambassadrice de Suisse, Ruth Flint, et de la presse.
Le spectacle a été inauguré par un discours de M. Nasrallah, dans lequel il a dédié l’événement aux enfants de l’école, « qui ont surmonté les difficultés de la vie et qui n’ont pas laissé le chagrin les vaincre ». Mme Flint a ajouté quelques mots de remerciements aux spectateurs et organisateurs, mais aussi aux enfants qui ont activement participé à l’organisation de l’événement.
Ces enfants, de différentes nationalités (on compte parmi eux des Libanais, des Syriens, des Sri-Lankais, des Philippins, des Égyptiens, des Soudanais...), sont ensuite montés sur scène pour chanter l’hymne national, mettant en évidence un sentiment d’identification et d’appartenance au Liban qui a suscité une émotion évidente auprès de l’audience. Les festivités ont ensuite débuté par une performance musicale de la part des élèves habillés de couleurs vives et gaies. L’enthousiasme était visible sur les visages des petits qui ont courageusement refusé de renoncer à la vie. C’est un tonnerre d’applaudissement qui a accueilli la première danse. L’acte premier a été suivi d’une « derbaké », réalisée par quatre jeunes élèves, qui a poussé les spectateurs à taper des pieds au rythme de la musique.
L’énergie électrique de la salle s’est transformée en une ambiance plus calme et douceâtre lorsqu’une jeune étudiante étrangère a interprété une chanson connue de Feyrouz, Habbeytak bessayf. Cette performance touchante a rappelé à l’audience que la musique est une langue universelle qui appartient à tous et que tout le monde comprend sans besoin de traduction. Mme Coussy, coordinatrice de l’école, a ainsi expliqué que la musique est un outil de communication et, dans ce cas, thérapeutique. Elle a ajouté que l’art permet aux enfants de s’exprimer, mais aussi de s’identifier à quelque chose. Elle a ajouté que ce sont les enfants eux-mêmes qui ont choisi la musique et qui ont, par un effort commun, créé les différentes danses présentées. La danse finale a rassemblé tous les élèves sur la scène. Un moment de fierté et de joie pour les petits, parents et responsables, et d’admiration de la part de tous les autres spectateurs.
Dans ce contexte, l’association Insan, qui défend farouchement les droits de l’homme, notamment des migrants, s’est félicitée de l’effort concerté de l’équipe de travail et des élèves en rappelant l’importance de lutter contre les préjugés et de continuer à promouvoir la paix, l’égalité, l’amour et l’amitié, « comme l’ont si bien fait les enfants à cet événement ».

