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Onu : l'Erythrée à l'origine d'un projet d'attentat contre l'UA

L'Erythrée avait planifié un projet d'attentat contre le sommet de l'Union africaine (UA) qui s'est tenu en Ethiopie en janvier, affirment les Nations unies. Dans son rapport, le groupe de contrôle de l'Onu sur la Somalie et l'Erythrée estime que certaines actions menées par Asmara constituent une menace pour la sécurité et la paix dans la région. « Si le soutien de l'Erythrée à des organisations armées étrangères membres de l'opposition se limitait dans le passé à des opérations militaires traditionnelles, le complot visant à perturber le sommet de l'Union africaine à Addis Abeba en janvier 2011, qui prévoyait des attaques de grande ampleur contre des civils et l'usage stratégique d'explosifs pour instaurer un climat de peur, dénote d'un véritable changement de stratégie de la part de l'Erythrée », indique le rapport obtenu par Reuters.

Mis au jour par les services de renseignement éthiopiens, le complot fomenté par Asmara prévoyait l'explosion de plusieurs bombes lors du sommet de l'Union africaine d'Addis-Abeba en janvier dernier. Selon le rapport de l'Onu, la quasi-totalité des personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête ont été formées et ont reçu des ordres de responsables érythréens. L'une des personnes arrêtées était en contact régulier avec le groupe de rebelles éthiopiens, le Front de libération Oromo (OLF). « Cette opération, qui semble avoir été menée par l'OLF, a été conçue, planifiée, soutenue et dirigée par la direction des opérations extérieures du gouvernement d'Erythrée, sous le commandement du général Te-ame », note le rapport. « Le général Te-ame a dit à l'un des participants au complot que le plan visait à transformer Addis-Abeba en une sorte de Bagdad », peut-on lire dans le rapport.

L'Ethiopie accuse régulièrement Asmara de soutenir des mouvements rebelles. Signe du durcissement des relations entre les deux pays, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a annoncé en avril son soutien aux rebelles érythréens, qui se battent pour renverser le président Isais Aferwerki. Le soutien de l'Erythrée à des groupes rebelles somaliens et éthiopiens, qui était jusqu'à présent lié au contentieux frontalier avec Addis-Abeba, représente dans sa nouvelle dimension une menace pour l'ensemble de la Corne de l'Afrique et l'est du continent, estime l'Onu. « Le fait que les mêmes officiers érythréens chargés de la préparation et de la direction de cette opération soient également impliqués dans des opérations externes à Djibouti, au Kenya, en Ouganda, en Somalie et au Soudan, implique une hausse du niveau d'alerte dans l'ensemble de la région », affirme l’Onu.

Asmara, qui n'a pas réagi aux informations sur le projet d'attentat visant le sommet de l'UA, a démenti à plusieurs reprises par le passé financer des groupes rebelles dans la région. L'Onu a imposé un embargo sur les armes, des interdictions de voyager et un gel des avoirs des responsables politiques et militaires érythréens qui violent l'embargo sur les armes en vigueur en Somalie.

 

L'Erythrée avait planifié un projet d'attentat contre le sommet de l'Union africaine (UA) qui s'est tenu en Ethiopie en janvier, affirment les Nations unies. Dans son rapport, le groupe de contrôle de l'Onu sur la Somalie et l'Erythrée estime que certaines actions menées par Asmara constituent une menace pour la sécurité et la paix dans la région. « Si le soutien de l'Erythrée à des organisations armées étrangères membres de l'opposition se limitait dans le passé à des opérations militaires traditionnelles, le complot visant à perturber le sommet de l'Union africaine à Addis Abeba en janvier 2011, qui prévoyait des attaques de grande ampleur contre des civils et l'usage stratégique d'explosifs pour instaurer un climat de peur, dénote d'un véritable changement de stratégie de la part de l'Erythrée », indique le...