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Sport

Les frères Schleck ont les nerfs qui lâchent

Les deux frères Schleck, assurément défavorisés par le contre-la-montre de Grenoble samedi, voient les jours passer sur le Tour de France sans parvenir à prendre un ascendant sur leurs rivaux.
Ils pourraient profiter de l’avantage d’être deux, unis par une même cause, face à des cas isolés, mais plutôt que de se décider à un affrontement d’envergure, ils subissent les événements.
Les Luxembourgeois finissent ainsi par plus parler du danger des descentes et de certaines arrivées que de la bataille qu’ils devraient livrer à Alberto Contador et Cadel Evans.
Agacé d’avoir été soumis à deux contrôles antidopage dans la même journée, inquiet des dangers inhérents à son métier, Andy Schleck a une nouvelle fois critiqué le parcours du Tour.
« Aujourd’hui, on a encore vu un final très dangereux, malheureusement pour Thomas Voeckler, a-t-il dit.
Hier c’était moi, j’ai perdu du temps. Dans cette étape vers Pinerolo je me sentais bien dans la montagne, beaucoup plus confortable dans la descente aussi même si c’était dangereux. »
Dans ce domaine, son aîné Fränk lui emboîte le pas.
« Mardi, il y a eu beaucoup de pluie et on a perdu du temps, mais ce n’est pas seulement hier qu’on a perdu du temps : dès la troisième étape on a dit qu’il y a des problèmes avec ce parcours et je pense que certaines arrivées présentent des dangers qui ne sont pas nécessaires », a-t-il expliqué.
« Aujourd’hui, on n’a pas perdu de temps mais c’était dangereux. Ce n’est pas le moment de dire que ça fausse la course. Je dois faire attention à ce qu’on dit.

L’attaque de Contador pas vraiment appréciée
Certains coureurs affirment que ça fait partie de la course. Certains sont grimpeurs, d’autres descendeurs, mais il faut être un descendeur maintenant ? »
Les frères Schleck ont misé toute leur saison sur le Tour de France sans se rendre compte qu’un palmarès peut se construire ailleurs.
Ils avaient imaginé avoir mis tous les atouts de leur côté, mais imperceptiblement leur destin se dérobe à mesure qu’ils ne parviennent pas à maîtriser la course.
Ils ont fait des choix stratégiques douteux dans les Pyrénées et n’en ont tiré aucun bénéfice. Ils perdent leurs nerfs et sortent visiblement de la course quand les deux étapes à venir méritent une concentration extrême.
« Moi, je ne veux pas finir comme Alexandre Vinokourov, comme tous les garçons qui sont à la maison à cause d’une chute stupide et qui se sont cassé des os », a dit Fränk.
« Ça n’a rien à voir avec la chance ou la malchance. Dès qu’on parle de la santé des coureurs, il faut penser différemment. »
À cet effet, l’attaque de Contador dans la descente de la côte de Pramartino a été moyennement appréciée.
« C’est son choix, il a le droit de le faire. Il avait déjà attaqué l’an dernier quand Andy avait eu son saut de chaîne dans le port de Balès », a rappelé Fränk.
Dans le cyclisme des Schleck, attaquer en descente relève donc d’un manque de fair-play. Aujourd’hui, iIs vont pouvoir pratiquer le cyclisme qu’ils aiment. Dans les ascensions.
« Demain, avec l’arrivée au sommet du Galibier, c’est l’étape décisive et j’espère que ce ne sera pas une course d’attente jusqu’à la dernière montagne, mais on ne sait jamais », a dit Andy.
« Dans le Lautaret (le col qui mène au Galibier), c’est plat et s’il y a le vent qui souffle ça peut être un désavantage. En 200 km, on monte trois fois au-dessus de 2 000 m, ça va être l’étape du Tour. »

      (Source : Reuters)
Les deux frères Schleck, assurément défavorisés par le contre-la-montre de Grenoble samedi, voient les jours passer sur le Tour de France sans parvenir à prendre un ascendant sur leurs rivaux.Ils pourraient profiter de l’avantage d’être deux, unis par une même cause, face à des cas isolés, mais plutôt que de se décider à un affrontement d’envergure, ils subissent les événements.Les Luxembourgeois finissent ainsi par plus parler du danger des descentes et de certaines arrivées que de la bataille qu’ils devraient livrer à Alberto Contador et Cadel Evans.Agacé d’avoir été soumis à deux contrôles antidopage dans la même journée, inquiet des dangers inhérents à son métier, Andy Schleck a une nouvelle fois critiqué le parcours du Tour.« Aujourd’hui, on a encore vu un final très dangereux,...
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