Concernant les développements en cours sur la scène locale, le 14 Mars s’est élevé contre « la marginalisation croissante de l’État » sous les coups du « gouvernement syro-hezbollahi ». Pour le secrétariat général, cette marginalisation s’est manifestée lors des « dernières nominations à caractère sécuritaire (allusion au nouveau directeur de la Sûreté générale) qui ont consacré la mainmise du mini-État (le Hezbollah) sur les services de sécurité légaux, de sorte que ces services sont soumis ainsi aux ordres de l’axe régional et local (syro-iranien) qui contrôle le pouvoir ».
Le 14 Mars a ajouté que la marginalisation de l’État central s’est également manifestée à l’occasion de la mise à l’écart de l’État lors de la libération des sept touristes estoniens « qui ont été enlevés en territoire libanais et qui ont été libérés en territoire libanais, après avoir été transportés des camps à proximité des frontières à des camps en Syrie ». Le secrétariat général a déploré sur ce plan le mutisme observé par le gouvernement au sujet de cette affaire, mettant l’accent sur la nécessité d’appliquer les résolutions de la conférence de dialogue portant sur « la fermeture et le désarmement des camps palestiniens inféodés au régime syrien et qui se livrent à des actes terroristes pour le compte de parties régionales ».
Mikati et la 1701
Commentant par ailleurs la déclaration faite par le Premier ministre Nagib Mikati au Liban-Sud au sujet de l’engagement du gouvernement à se conformer aux dispositions de la résolution 1701, le 14 Mars a souligné qu’un tel engagement est « en contradiction avec la formule peuple-armée-résistance, laquelle n’était qu’une formule revêtant un caractère transitoire dans l’attente de l’approbation de la stratégie de défense ». « Les alliés du chef du gouvernement ont tranché d’une manière unilatérale ce débat en confirmant cette formule à trois volets alors que la stratégie de l’État doit être limitée exclusivement à l’État », poursuit le communiqué. Et le 14 Mars de souligner que l’engagement à respecter les résolutions internationales ne saurait être « sélectif » en ce sens que « l’engagement en faveur de la 1701 ne saurait être dissocié de l’engagement en faveur des autres résolutions, dont notamment la 1757 » (relative au tribunal international).
En ce qui concerne les appels à une relance du dialogue national, le secrétariat général a relevé que « le dialogue est devenu vain après trois ans de perte de temps ». « Si jamais le dialogue doit reprendre, il doit porter exclusivement sur le problème des armes du Hezbollah, lesquelles doivent être soumises au contrôle de l’État, conformément à un calendrier bien précis, sous l’égide de la Ligue arabe, le Hezbollah devant proclamer au préalable qu’il souscrit à la teneur d’un tel dialogue. »
Le printemps arabe
Abordant ensuite la question du soulèvement en Syrie, les forces du 14 Mars ont dénoncé la répression « sanglante » exercée par le régime syrien contre « la révolution populaire » en Syrie. « Les forces du 14 Mars suivent de près l’imperméabilité de ce régime face à la dignité et la liberté des Syriens, poursuit le communiqué. Elles réaffirment leur solidarité avec le peuple syrien frère en cet instant historique qui décidera du sort de la Syrie et de la région. Elles rendent hommage à la résistance héroïque du peuple syrien qui constitue une source de fierté pour tout citoyen arabe. »
En conclusion, le 14 Mars a affirmé son « adhésion authentique au printemps arabe, le printemps de la liberté et du changement ».


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- Les dits printemps arabes ne se sont que des automnes arabes. Place Tahrir ? Y voyez-vous de la démocratie ? L'archi-anarchie à son comble. Et, ainsi de suite. Tasso Tsiris
02 h 38, le 21 juillet 2011