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Moyen Orient et Monde - Scandale

L’affaire DSK crée de nouvelles secousses politiques en France

François Hollande a été entendu hier par la police.

La mère de Tristane Banon aurait informé François Hollande d’un « incident » entre sa fille et DSK à l’époque des faits.     Miguel Medina/AFP

À New York, l’affaire DSK a pris des allures de combat de classe entre une femme de ménage noire et un homme puissant. À Paris, l’enquête sur la plainte de Tristane Banon reste confinée à un milieu politico-médiatique, avec ses petits secrets et ses règlements de comptes.
Successeur de Dominique Strauss-Kahn dans la position de favori des sondages pour la présidentielle de 2012, le député socialiste François Hollande a été entendu hier par la police. Avec d’autres responsables politiques et des journalistes, dont une star de la télévision, il fait partie de la dizaine de personnalités françaises qui doivent être interrogées à la suite de la plainte pour tentative de viol déposée contre DSK par une romancière de 32 ans, Tristane Banon. Elle a raconté dans le détail aux policiers comment l’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aurait tenté d’abuser d’elle dans un appartement du centre de Paris, il y a huit ans, quand elle était venue l’interviewer. Un récit « imaginaire », selon DSK.
Au fil des interrogatoires, de fuites dans la presse et de révélations aussi gênantes que fracassantes, les esprits s’échauffent de nouveau à Paris autour de cette affaire. La propre mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, y joue les premiers rôles. Elle a tout d’abord confié avoir dissuadé sa fille de porter plainte dès 2003 contre l’ex-ministre des Finances. Elle a aussi affirmé que François Hollande, à l’époque patron du Parti socialiste (PS), était au courant de l’agression dont la jeune femme dit avoir été victime. Engagé dans la course à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2012, François Hollande redoute de voir sa campagne parasitée par l’affaire et voulait être entendu comme témoin « le plus rapidement possible ». « C’est une affaire qui ne me concerne pas. Les enquêteurs me demandent de dire ce que je sais. C’est ce que je vous ai déjà dit, publiquement », a-t-il déclaré hier. II a indiqué à plusieurs reprises qu’il avait été informé par la mère de la jeune femme d’un « incident » avec DSK, sans pouvoir le vérifier, et qu’il lui avait alors conseillé d’en parler à la police. Anne Mansouret assure dans le journal Libération qu’elle « ne reproche rien » à François Hollande, dont elle loue le comportement « profondément humain ».
Mais la mère de la plaignante a ajouté au trouble de cette affaire, en déclarant aux enquêteurs puis à la presse avoir eu elle-même, trois ans avant les faits allégués, une relation sexuelle avec DSK. « Ce que je peux vous dire, c’est que cela s’est passé dans son bureau de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) à Paris, je n’ai pas envie de donner de détails. Et que je n’ai pas recommencé », a déclaré à Libération cette femme élégante de 65 ans, élue régionale du PS dans l’Ouest de la France.
Après son rendez-vous avec DSK en 2003, Tristane Banon se serait aussi confiée à plusieurs journalistes qu’elle avait dans ses relations. La presse évoque la possible audition de plusieurs d’entre eux, dont l’ex-présentateur vedette de la chaîne TF1, Patrick Poivre d’Arvor. Afin de rencontrer DSK, qu’elle voulait interviewer pour un livre consacré aux erreurs des hommes politiques, Tristane Banon avait fait jouer des contacts amicaux, voire quasi familiaux. La deuxième épouse de Dominique Strauss-Kahn est sa marraine. Elle était aussi l’amie de sa mère, avant que l’affaire ne brouille les deux femmes. Au point que l’une vient d’engager contre l’autre une procédure judiciaire.
Ce milieu très parisien semble bien éloigné du Bronx, où vivait la femme de chambre de l’hôtel Sofitel de New York qui accuse DSK d’avoir essayé de la violer à la mi-mai.
Après avoir refusé toute coopération avec la justice américaine, l’avocat de Tristane Banon était pourtant mardi à New York pour une réunion avec les procureurs. Selon Le Figaro, qui cite une source proche de l’enquête, la plaignante française va être convoquée prochainement pour témoigner dans le volet américain de l’affaire.

      (Source : agences)
À New York, l’affaire DSK a pris des allures de combat de classe entre une femme de ménage noire et un homme puissant. À Paris, l’enquête sur la plainte de Tristane Banon reste confinée à un milieu politico-médiatique, avec ses petits secrets et ses règlements de comptes.Successeur de Dominique Strauss-Kahn dans la position de favori des sondages pour la présidentielle de 2012, le député socialiste François Hollande a été entendu hier par la police. Avec d’autres responsables politiques et des journalistes, dont une star de la télévision, il fait partie de la dizaine de personnalités françaises qui doivent être interrogées à la suite de la plainte pour tentative de viol déposée contre DSK par une romancière de 32 ans, Tristane Banon. Elle a raconté dans le détail aux policiers comment l’ex-directeur...
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