Cameron essuie les foudres du Parlement pour ses liens avec Murdoch
OLJ /
le 21 juillet 2011 à 00h55
David Cameron a dû se justifier pied à pied hier devant le Parlement sur ses liens avec le groupe de Rupert Murdoch, contraint d’admettre qu’il n’aurait pas dû choisir comme collaborateur un ex-dirigeant du News of the World, au cœur du scandale des écoutes. Andy Coulson a été récemment arrêté pour son rôle présumé dans les écoutes puis remis en liberté conditionnelle. Il avait dû démissionner en janvier de son poste à Downing Street à cause du scandale. « Avec le recul et au vu de ce qui s’est passé ensuite, je ne l’aurais pas recruté », a reconnu le chef du gouvernement. « Mais vous ne prenez pas de décision avec du recul, vous la prenez sur le moment », a-t-il lancé aux députés. « Je suis absolument désolé du tollé » que cette nomination a provoqué, a poursuivi le Premier ministre, très chahuté par l’opposition, au point que le président de séance a dû intervenir à plusieurs reprises pour faire cesser les huées. « Le Premier ministre a fait le mauvais choix en choisissant de continuer à travailler avec M. Coulson », a lancé le chef de l’opposition Ed Miliband, dénonçant un « tragique conflit d’intérêt ». Les députés lui ont aussi demandé des explications sur ses liens avec News Corp., dont David Cameron a rencontré 26 fois les dirigeants en quinze mois et qui avait soutenu sa campagne électorale. Renvoyant la balle aux travaillistes, M. Cameron a rétorqué que tous les partis « ont courtisé » les médias, rappelant à Ed Miliband qu’il employait lui-même comme conseiller un ancien journaliste du Times, quotidien de l’empire Murdoch. Pour tenter de calmer la tempête, le Premier ministre a présenté dans le détail la commission d’enquête indépendante annoncée début juillet. Présidée par un juge, celle-ci a pour mission de faire la lumière sur le scandale et se pencher sur l’éthique de la presse. Cette commission, qui commencera ses auditions dans les prochaines semaines, travaillera parallèlement à Scotland Yard, accusé d’avoir traîné les pieds dans ses investigations. Elle sera composée notamment de militants des droits de l’homme, d’un ancien policier et de journalistes, choisis « pour leur expérience », mais aussi « leur complète indépendance », selon M. Cameron. Elle devrait rendre ses conclusions dans douze mois. (Source : AFP)
David Cameron a dû se justifier pied à pied hier devant le Parlement sur ses liens avec le groupe de Rupert Murdoch, contraint d’admettre qu’il n’aurait pas dû choisir comme collaborateur un ex-dirigeant du News of the World, au cœur du scandale des écoutes. Andy Coulson a été récemment arrêté pour son rôle présumé dans les écoutes puis remis en liberté conditionnelle. Il avait dû démissionner en janvier de son poste à Downing Street à cause du scandale. « Avec le recul et au vu de ce qui s’est passé ensuite, je ne l’aurais pas recruté », a reconnu le chef du gouvernement. « Mais vous ne prenez pas de décision avec du recul, vous la prenez sur le moment », a-t-il lancé aux députés. « Je suis absolument désolé du tollé » que cette nomination a provoqué, a poursuivi le Premier ministre,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.