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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Israël intercepte la « Dignité », dernier bateau de la flottille pour Gaza

Les organisateurs ont exprimé « les plus vives inquiétudes quant au sort des passagers », parmi lesquels figurent des Français, Canadiens et Suédois, ainsi que la journaliste israélienne Amira Hass.

Avant l’abordage, le bateau avait été encerclé dans la matinée par plusieurs bâtiments de la marine israélienne. Jack Guez/AFP

La marine israélienne a arraisonné hier le navire français Dignité-Karama, dernier rescapé d’une flottille internationale qui tentait de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza, portant l’estocade à une expédition contrariée depuis près de trois semaines. Le bateau, abordé dans les eaux internationales après plusieurs heures d’encerclement par des bâtiments israéliens, transportait 16 personnes : des Français, Canadiens, Suédois, Grecs, la journaliste renommée du quotidien israélien Haaretz Amira Hass et deux de la télévision du Qatar al-Jazira. Il a ensuite été conduit au port israélien d’Ashdod (Sud) par trois bâtiments militaires israéliens, selon un photographe de l’AFP.
« Après avoir épuisé tous les canaux diplomatiques et que des appels répétés au navire eurent été ignorés, les marins israéliens ont abordé le Karama afin de l’empêcher de briser le blocus maritime de sécurité autour de Gaza », a affirmé l’armée en ajoutant que l’interception s’était déroulée sans violence. Les 16 passagers, qui se sont vu offrir boissons et nourriture après l’arraisonnement, devaient être interrogés au port avant d’être remis aux services du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, selon l’armée.
En juin, Israël s’était engagé à distinguer les journalistes à bord de la flottille des militants, qui risquent l’expulsion voire une interdiction du territoire israélien. « Le gouvernement a neutralisé la flottille par la voie d’une action diplomatique systématique », a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un communiqué. « Israël continuera de permettre le transfert de biens et de nourriture vers Gaza, mais maintiendra le blocus maritime du territoire pour empêcher le trafic d’armes et de roquettes quotidiennement tirées contre les citoyens israéliens par le gouvernement du Hamas », a-t-il ajouté.
Le mouvement islamiste, qui contrôle Gaza, a « condamné l’acte de piraterie de l’occupant sur le navire Karama ». « La communauté internationale doit choisir entre les droits de l’homme et la loi de la jungle et la piraterie pratiquées par l’occupant », a dit son porte-parole.
Selon les organisateurs de la flottille, le « Dignité-Karama, seul rescapé de la flottille de la Liberté II, a été arraisonné illégalement dans les eaux internationales de la Méditerranée, non loin de Gaza ». « Une nouvelle fois, le gouvernement israélien répond par une démonstration de force disproportionnée, inacceptable, face à une initiative de solidarité citoyenne, explicitement non violente », ont-ils déploré dans un communiqué, exprimant « les plus vives inquiétudes quant au sort des passagers ».
Paris a appelé Israël à agir « avec responsabilité et mesure, respectant tous les droits de nos ressortissants et permettant leur prompt retour en France ». Onze des 16 personnes à bord sont françaises.
Le bateau, intercepté le 7 juillet par les garde-côtes grecs, a quitté dimanche l’île grecque de Kastellorizo en appareillant officiellement pour le port égyptien d’Alexandrie, avant de reprendre son objectif initial, une fois parvenu en haute mer. Les neuf autres bateaux composant la flottille, avec à leur bord 300 militants venus de 22 pays, sont bloqués en Grèce depuis fin juin. Athènes a justifié cette interdiction par la « sécurité des militants » après l’assaut israélien sur une précédente flottille pour Gaza, qui avait fait neuf tués turcs le 31 mai 2010.
Israël impose un blocus à Gaza depuis la capture d’un de ses soldats en juin 2006, renforcé après la prise de contrôle du territoire par le Hamas un an plus tard. Face aux critiques internationales déclenchées par l’arraisonnement meurtrier de la première flottille, Israël l’a ensuite allégé, essentiellement pour les produits de consommation courante.
(Source : AFP)
La marine israélienne a arraisonné hier le navire français Dignité-Karama, dernier rescapé d’une flottille internationale qui tentait de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza, portant l’estocade à une expédition contrariée depuis près de trois semaines. Le bateau, abordé dans les eaux internationales après plusieurs heures d’encerclement par des bâtiments israéliens, transportait 16 personnes : des Français, Canadiens, Suédois, Grecs, la journaliste renommée du quotidien israélien Haaretz Amira Hass et deux de la télévision du Qatar al-Jazira. Il a ensuite été conduit au port israélien d’Ashdod (Sud) par trois bâtiments militaires israéliens, selon un photographe de l’AFP.« Après avoir épuisé tous les canaux diplomatiques et que des appels répétés au navire eurent été ignorés, les...
commentaires (1)

Il faudra que l'ONU fasse savoir à quoi elle sert exactement, du moins qu'elle déclare une fois pour toutes si l'Etat d'Israël est le maître du monde ou si ce pays doit s'abaisser à obéir enfin un jour aux lois internationales. Vous je ne sais pas, mais moi, si je m'amusais à frapper impunément n'importe quand et n'importe où sur la planète, et à arraisonner des bateaux en eaux internationales alors que je n'ai jamais signé de traité concernant mes frontières maritimes, je me sentirais vraiment le maître du monde.

Robert Malek

06 h 13, le 20 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • Il faudra que l'ONU fasse savoir à quoi elle sert exactement, du moins qu'elle déclare une fois pour toutes si l'Etat d'Israël est le maître du monde ou si ce pays doit s'abaisser à obéir enfin un jour aux lois internationales. Vous je ne sais pas, mais moi, si je m'amusais à frapper impunément n'importe quand et n'importe où sur la planète, et à arraisonner des bateaux en eaux internationales alors que je n'ai jamais signé de traité concernant mes frontières maritimes, je me sentirais vraiment le maître du monde.

    Robert Malek

    06 h 13, le 20 juillet 2011

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