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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Le processus de « transition » lancé dans la province de Bamyan

L’OTAN a transmis hier ses responsabilités aux autorités afghanes dans une première province afghane, celle de Bamyan, dans le centre, lançant ainsi officiellement le processus dit « de transition » censé s’achever fin 2014 avec le départ des troupes de combat de la coalition. La cérémonie ne fait que marquer le début d’un processus progressif censé durer entre 12 et 24 mois dans chacune des zones concernées, tempère une source de l’OTAN proche du dossier : « Rien ne va changer dès demain. »
Les forces de sécurité afghanes – armée et police – vont donc se retrouver en première ligne pour assurer la sécurité de la province. Les forces de l’OTAN – néo-zélandaises dans la province – devraient néanmoins rester présentes en soutien des forces afghanes. L’OTAN compte actuellement environ 130 000 soldats déployés en Afghanistan, aux deux tiers américains. Washington a annoncé mi-juin son intention de retirer le tiers de son contingent, soit 33 000 hommes, d’Afghanistan d’ici à septembre 2012. D’autres pays contributeurs de l’OTAN ont depuis annoncé le retrait progressif de leurs troupes d’ici à fin 2014, à des rythmes variables.
Bamyan est l’une des régions les plus calmes et paisibles d’Afghanistan et le processus lancé hier ne devrait avoir que peu d’effets visibles sur le terrain. Outre Bamyan, la transition doit être officiellement lancée dans les jours suivants dans les provinces de Kaboul et du Panchir, et dans les capitales provinciales Mazar-i-Sharif, Hérat, Lashkar Gah et Mehtarlam. Un processus qui suscite l’inquiétude de nombreux Afghans et de certains experts, qui doutent de la capacité des forces afghanes à prendre le relais des troupes de l’OTAN, et pointent la faiblesse et la corruption du gouvernement du président Hamid Karzaï. Selon un rapport du Pentagone remis en avril au Congrès américain, 80 % des unités de l’armée afghane sont considérées comme opérationnelles lorsqu’elles sont encadrées par des forces internationales. Aucune ne l’est seule pour l’instant.
Le représentant spécial de l’ONU en Afghanistan, Staffan de Mistura, a estimé début juillet que la situation s’améliorait en Afghanistan, y voyant un signe positif en vue du début de la transition. Une vision positive qui est battue en brèche par de nombreux observateurs qui notent que l’insurrection des talibans a gagné du terrain ces dernières années, au point qu’elle est désormais présente dans quasiment l’ensemble du pays, au-delà de ses bastions du Sud et de l’Est.
(Source : AFP)
L’OTAN a transmis hier ses responsabilités aux autorités afghanes dans une première province afghane, celle de Bamyan, dans le centre, lançant ainsi officiellement le processus dit « de transition » censé s’achever fin 2014 avec le départ des troupes de combat de la coalition. La cérémonie ne fait que marquer le début d’un processus progressif censé durer entre 12 et 24 mois dans chacune des zones concernées, tempère une source de l’OTAN proche du dossier : « Rien ne va changer dès demain. »Les forces de sécurité afghanes – armée et police – vont donc se retrouver en première ligne pour assurer la sécurité de la province. Les forces de l’OTAN – néo-zélandaises dans la province – devraient néanmoins rester présentes en soutien des forces afghanes. L’OTAN compte actuellement environ...
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