Selon des sources gouvernementales, une vingtaine de ministres, soit les 4/5es du gouvernement, seraient remplacés. M. Charaf s’est déjà choisi samedi deux adjoints à la tête du gouvernement, un économiste expérimenté, Hazem Beblawi, et Ali al-Silmi, un membre influent du Wafd, un parti libéral dans l’opposition du temps du président Moubarak.
Mohammad Kamel Amr, nouveau ministre des AE
Le ministre des Affaires étrangères, Mohammad al-Orabi, a quant à lui annoncé dès samedi soir sa démission. Il a été remplacé par Mohammad Kamel Amr, selon la page Facebook du Premier ministre. Le très controversé secrétaire d’État aux Antiquités, Zahi Hawass, déjà en place sous M. Moubarak, est lui aussi donné partant.
De nombreux Égyptiens reprochent également au pouvoir de manquer de fermeté pour faire juger les dignitaires de l’ancien régime et les policiers responsables de la répression lors du soulèvement de janvier-février.
L’armée, de plus en plus ouvertement montrée du doigt, a promis de limiter le recours aux tribunaux militaires pour juger des civils, un des griefs principaux des manifestants. Le CSFA s’est engagé à ne plus y juger que les affaires de viols, d’agressions de policiers et d’attaques armées.
(Source : AFP)


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