Toute la détresse de Lionel Messi qui, une fois de plus, n’a pas su porter l’Argentine vers la victoire. Après un premier tour en demi-teinte, le « meilleur joueur du monde » peut se consoler d’avoir fini la compétition en beauté. Juan Mabromata/AFP
Le n° 9 se rachetait ainsi de ses nombreux loupés contre le Costa Rica en trouvant la faille dès sa première occasion. Encore trouvé par Messi, il voyait néanmoins sa frappe en pivot sortie par Muslera d’une main (79e), et une autre par le poteau (105e). Muslera qui, bombardé en prolongation, repoussait tout ce qui venait.
Mais Messi connaissait un sérieux coup de moins bien après la pause. Il faut dire que son vis-à-vis Caceres le connaissait bien : il l’a côtoyé à Barcelone. Le brassard enfilé après l’exclusion de Mascherano pour un deuxième avertissement (87e) n’y changeait rien. Et il perdait même un dernier duel face à Muslera (125e) et restait étendu au sol de longues secondes, tout un symbole.
La victoire contre le Costa Rica constituait bien un déclic sur le plan du jeu, mais l’Uruguay n’est pas le Costa Rica. Et si l’Argentine a su rapidement égaliser, elle n’a pu profiter de sa supériorité numérique en seconde période.
Car Perez, auteur du premier but dès la 5e minute à la suite d’un coup franc de Forlan, faillit faire basculer le match : ayant d’emblée glacé le « cimetière des Éléphants », il le faisait ensuite barrir de plaisir en récoltant un deuxième avertissement (39e). L’Argentine pouvait dès lors d’autant mieux asseoir sa domination. En vain.
Surveillé par Mascherano, Forlan lui-même eut peu d’occasions : un duel perdu face à Romero (80e) et un centre qu’il ne put redresser (90e). Le Ballon d’or du Mondial 2010 ne put non plus servir Suarez, ni profiter de la fébrilité de la paire Milito-Burdisso.
La solidité défensive et tactique des Charruas aura néanmoins donné ses résultats, et prolongé l’aventure d’un groupe qui connaît une deuxième demi-finale de suite dans un tournoi, après celle du Mondial 2010.
L’Argentine, elle, s’est réconciliée avec Messi. Mais seule la victoire est belle.

