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Liban

« Un cadeau de Damas », estime le 14 Mars

Les pôles du 14 Mars ont exprimé leur satisfaction après la libération des sept Estoniens, sans manquer pour autant d’émettre des réserves sur le contexte et l’enjeu de l’opération.
« La libération des Estoniens marque un point positif pour la diplomatie française et les forces de sécurité libanaises », a estimé le député Fadi Habre. Il s’est toutefois étonné du fait qu’« un dossier sécuritaire de cette gravité ait été résolu à la première réunion du Conseil des ministres ». Cette libération serait-elle « un cadeau de la Syrie ? » s’est interrogé M. Habre.
Une question à laquelle le député Jamal Jarrah, membre du bloc du Futur, a clairement répondu. « La libération des Estoniens est un message de soutien au Premier ministre Nagib Mikati (...) et un message positif à l’adresse des pays européens dont les ambassades ont été attaquées à Damas », a-t-il affirmé. Il a de plus insisté sur l’importance du rôle des services de renseignements dans l’enquête préalable, soulignant que « ces services ont arrêté en premier sept personnes impliquées dans le rapt, et détiennent actuellement de nombreuses informations sur les responsables de l’enlèvement ».
Le député de Tripoli Mohammad Kabbara a estimé pour sa part que cette efficacité des services de renseignements des FSI devrait amener la nouvelle majorité à se rétracter sur sa demande de leur dissolution.
C’est sur l’opération de libération, non de l’enquête proprement dite, que le député Kataëb Élie Marouni a tablé pour dénoncer une certaine absence de l’État. « La libération des sept Estoniens signifie que le dossier sécuritaire n’est pas aux mains de l’État, et que les responsables sécuritaires sont les derniers à être informés », a-t-il souligné.
Dans ce cadre, le député Boutros Harb a réclamé au nouveau gouvernement « une déclaration » sur l’affaire des Estoniens, dont le « mystère » n’a pas encore été élucidé. S’il a tenu à remercier les États ayant contribué à leur libération, « notamment la France et ses services de renseignements », M. Harb a insisté sur « le droit des Libanais à connaître (...) le contexte politique et régional de l’affaire, tout comme il est de leur droit d’avoir des réponses sur le rôle effectif des services de sécurité locaux et étrangers dans l’opération », a-t-il estimé, avant de relever la problématique que celle-ci aura déclenchée sur la scène locale : « La libération des sept Estoniens vivants aurait-elle été effectuée sous condition que soient mis à l’écart l’État libanais et ses services de renseignements ? »
Pour Mohammad Kabbara, « la libération des Estoniens est un mystère encore plus grand que le mystère de leur rapt. En revanche, ce qui est sûr, c’est que l’enlèvement a eu lieu en territoire libanais annexé à la réserve sécuritaire du Hezbollah, elle-même protégée par les services de renseignements syriens ».
Les pôles du 14 Mars ont exprimé leur satisfaction après la libération des sept Estoniens, sans manquer pour autant d’émettre des réserves sur le contexte et l’enjeu de l’opération.« La libération des Estoniens marque un point positif pour la diplomatie française et les forces de sécurité libanaises », a estimé le député Fadi Habre. Il s’est toutefois étonné du fait qu’« un dossier sécuritaire de cette gravité ait été résolu à la première réunion du Conseil des ministres ». Cette libération serait-elle « un cadeau de la Syrie ? » s’est interrogé M. Habre.Une question à laquelle le député Jamal Jarrah, membre du bloc du Futur, a clairement répondu. « La libération des Estoniens est un message de soutien au Premier ministre Nagib Mikati (...) et un message positif à l’adresse des...
commentaires (1)

Le député Elie Marouni dénonce l'absence de l'Etat dans la libération des sept Estoniens. "Cela signifie, dit-il, que le dossier sécuritaire n'est pas entre les mains de l'Etat et que les responsables sécuritaires sont les derniers à être informés". Ce pays saute d'une affaire sécuritaire à l'autre et c'est toujours la même chanson : Absence de l'Etat; l'Etat n'en sait rien; l'Etat est le dernier à savoir; l'Etat n'en saura jmais rien. N'en déplaise à ceux qui se complaisent dans l'absence de l'Etat et le mépris inoui dont il est comblé, qu'en est-il des "espions de la CIA" dans les rangs du Hezbollah, dont le cas a été révélé par sayyed Hassan Nasrallah même le 24 juin dernier ? Le nouveau ministre de la Justice avait dit : "J'ai demandé au procureur général près la Cour de cassation de savoir (auprès du Hezbollah) et de m'informer ce qu'il en est de cette affaire (sic)". Le procureur général et le ministre en savent-ils déjà quelque chose ? Et le général Aoun qui a bien fait de promettre "tout soutien au ministre afin qu'il ait grand succès dans sa mission", a-t-il soutenu le ministre auprès de son allié, le Hezbollah, afin que le Justice prenne en charge cette affaire, ce par quoi le Hezbollah reconnaîtrait qu'il y encore un reste d'Etat dans ce pays ?

Halim Abouchakra

04 h 15, le 16 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • Le député Elie Marouni dénonce l'absence de l'Etat dans la libération des sept Estoniens. "Cela signifie, dit-il, que le dossier sécuritaire n'est pas entre les mains de l'Etat et que les responsables sécuritaires sont les derniers à être informés". Ce pays saute d'une affaire sécuritaire à l'autre et c'est toujours la même chanson : Absence de l'Etat; l'Etat n'en sait rien; l'Etat est le dernier à savoir; l'Etat n'en saura jmais rien. N'en déplaise à ceux qui se complaisent dans l'absence de l'Etat et le mépris inoui dont il est comblé, qu'en est-il des "espions de la CIA" dans les rangs du Hezbollah, dont le cas a été révélé par sayyed Hassan Nasrallah même le 24 juin dernier ? Le nouveau ministre de la Justice avait dit : "J'ai demandé au procureur général près la Cour de cassation de savoir (auprès du Hezbollah) et de m'informer ce qu'il en est de cette affaire (sic)". Le procureur général et le ministre en savent-ils déjà quelque chose ? Et le général Aoun qui a bien fait de promettre "tout soutien au ministre afin qu'il ait grand succès dans sa mission", a-t-il soutenu le ministre auprès de son allié, le Hezbollah, afin que le Justice prenne en charge cette affaire, ce par quoi le Hezbollah reconnaîtrait qu'il y encore un reste d'Etat dans ce pays ?

    Halim Abouchakra

    04 h 15, le 16 juillet 2011

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