Tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Tunis
OLJ /
le 16 juillet 2011 à 00h45
La police tunisienne a tiré hier des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants autour de la place de la Kasbah, le siège du gouvernement à Tunis, a-t-on appris auprès de témoins. Les tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu lorsque des centaines de personnes se sont jointes à la manifestation après la prière du vendredi, selon ces témoins. Plusieurs corps de police appuyés par des militaires étaient postés sur la place, en amont et en aval, formant des cordons infranchissables. Ce sit-in, largement relayé sur les réseaux sociaux, avait divers mots d’ordre, dont la démission des ministres de l’Intérieur et de la Justice et la condamnation des auteurs d’exactions pendant la révolution. « Nous venons pour une manifestation pacifique, nous n’avons rien contre vous », a lancé aux policiers Ziyad, un jeune enseignant venu de Kelibia (120 km de Tunis). « Nous ne voulons pas la chute du gouvernement, mais il doit cesser de faire appel aux cadres du parti de Ben Ali qui ont repris du service », a lancé Ziyad du haut d’une tribune improvisée. Un total de 1 965 dossiers ont été reçus par la commission nationale chargée d’enquêter sur les abus commis depuis le 17 décembre 2010, début du soulèvement populaire qui a abouti à la chute du régime Ben Ali. Cette commission reçoit directement les plaintes des citoyens ayant été victimes d’abus matériel ou physique. (Source : AFP)
La police tunisienne a tiré hier des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants autour de la place de la Kasbah, le siège du gouvernement à Tunis, a-t-on appris auprès de témoins. Les tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu lorsque des centaines de personnes se sont jointes à la manifestation après la prière du vendredi, selon ces témoins. Plusieurs corps de police appuyés par des militaires étaient postés sur la place, en amont et en aval, formant des cordons infranchissables. Ce sit-in, largement relayé sur les réseaux sociaux, avait divers mots d’ordre, dont la démission des ministres de l’Intérieur et de la Justice et la condamnation des auteurs d’exactions pendant la révolution. « Nous venons pour une manifestation pacifique, nous n’avons rien contre vous », a lancé aux policiers Ziyad, un jeune...
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