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Moyen Orient et Monde - Égypte

Moubarak dément en bloc les accusations contre lui

Le président égyptien déchu Hosni Moubarak a démenti en bloc devant les enquêteurs les accusations de corruption et de responsabilité dans la mort de manifestants antirégime qui pèsent contre lui, selon la retranscription d’une audition publiée hier par le quotidien el-Dostour. Un responsable de l’enquête sur sa fortune, qui n’a pas encore fait l’objet d’une estimation officielle, avait d’autre part jugé mi-juin « extrêmement difficile » d’obtenir des informations de l’ancien raïs, qu’il avait qualifié de maître dans « l’art de l’évasion ». Son vice-président de l’époque, Omar Souleimane, avait en outre déclaré en mai dernier que M. Moubarak avait « parfaitement connaissance de chaque balle tirée » sur les manifestants. L’ancien chef d’État, âgé de 83 ans, est accusé d’enrichissement illégal au long de ses 30 années à la présidence, et d’avoir donné des ordres ayant abouti à la mort de manifestants antirégime durant la révolte de janvier-février, qui a fait officiellement environ 850 tués. M. Moubarak est actuellement hospitalisé dans la station de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge. Son procès et celui de ses deux fils Alaa et Gamal doivent s’ouvrir le 3 août.
Parallèlement, des enquêteurs ont révélé hier que selon un plan élaboré par l’ancien président de la Choura (Sénat), Safouat el-Chérif, un proche du président Moubarak, des chameaux et des chevaux avaient été lancés contre les manifestants de la place Tahrir au Caire en février. Le plan reposait notamment sur des « gros bras » rémunérés entre 8 et 80 dollars pour attaquer la foule à coups de pierres et de barres de fer. Selon des témoins cités par l’enquête, des snipers ont tiré sur les manifestants.
Sur un autre plan, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a exprimé hier au Caire le soutien de l’UE à une transition démocratique en Égypte, où il a reconnu que « la révolution n’est pas finie ». Il a ajouté que l’Union européenne était désireuse d’intensifier ses relations commerciales, dans la perspective d’établir une zone de libre-échange.
(Source : AFP)
Le président égyptien déchu Hosni Moubarak a démenti en bloc devant les enquêteurs les accusations de corruption et de responsabilité dans la mort de manifestants antirégime qui pèsent contre lui, selon la retranscription d’une audition publiée hier par le quotidien el-Dostour. Un responsable de l’enquête sur sa fortune, qui n’a pas encore fait l’objet d’une estimation officielle, avait d’autre part jugé mi-juin « extrêmement difficile » d’obtenir des informations de l’ancien raïs, qu’il avait qualifié de maître dans « l’art de l’évasion ». Son vice-président de l’époque, Omar Souleimane, avait en outre déclaré en mai dernier que M. Moubarak avait « parfaitement connaissance de chaque balle tirée » sur les manifestants. L’ancien chef d’État, âgé de 83 ans, est accusé...
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