Vivement critiqué depuis le début de la compétition, Lionel Messi a pris les choses en main, marquant le réveil d’une équipe d’Argentine en manque d’inspiration et de réalisme depuis le début de « sa » Copa America. Le génial n° 10 a offert 2 passes décisives et a mis le tournis aux défenseurs costaricains.Omar Torres/AFP
Ce fut d’abord une première période à se triturer les nerfs. « Si on se désespère, ce qui est un peu arrivé lors des deux premiers matches, on entre dans la confusion et on n’y arrive pas, avait prévenu le sélectionneur Batista. Il faut rester patient et savoir qu’un match se gagne en 90 minutes et pas en 10 ou 15. »
Patience, patience... et la délivrance, lorsque la reprise de Gago était repoussée par le gardien costaricain dans les pieds d’Agüero, qui n’avait qu’à conclure (45+1), avant que le même ne bisse sur un caviar de Messi (53e).
Car oui, cette fois, ce n’était plus l’Albiceleste stérile des deux premiers matches ; des occasions, il y en eut en rafale ! Mais toujours manquait la précision dans le dernier geste, entre frappes non cadrées et tirs mous, de la part d’Agüero (22e, 31e, 35e, 41e, 43e) et Higuain (11e, 13e, 25e, 37e, 63e), ou l’équerre de Burdisso de la tête (26e) et le poteau de Lavezzi (87e).
Messi, retour en grâce
Messi était discuté, il ne vivait « pas bien », selon son père, les critiques se focalisant sur « le meilleur joueur du monde ». Le public de Cordoba l’a bruyamment soutenu, a régulièrement scandé son nom, et entrait en fureur dès qu’il subissait une faute.
Ces preuves d’amour, le n° 10 les a rendues sur le terrain. Dans une position de meneur de jeu, il a distribué sans relâche les balles de but, même si les attaquants s’échinaient à les caviarder. Jusqu’à ces deux passes dans le trou pour Agüero et Di Maria (64e). Et le public chantait Messi, et non les buteurs.
Le Barcelonais n’avait pourtant pas le champ libre. Le sélectionneur du Costa Rica Ricardo La Volpe avait bâti un plan anti-Messi, avec un milieu axial étoffé, si bien que « la Puce » était sans cesse surveillée par trois ou quatre joueurs, disposés quasiment l’un derrière l’autre pour renforcer la digue.
Du coup, les côtés étaient dégarnis, et les Argentins s’employaient à s’y engouffrer pour centrer. Le n° 9 pur jus que Batista a introduit, Higuain, était censé en profiter. Avec un peu plus de justesse et de conviction, le Madrilène aurait marqué un quintuplé...
Le changement tactique opéré par Batista, remodelant l’entourage de Messi (Gago, Di Maria, Agüero et Higuain entrant à la place de Cambiasso, Banega, Tevez et Lavezzi), a fonctionné. La naïveté des jeunes Ticos y a contribué. Le réveil de Messi aussi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
lionel s'est une fois de plus montrer qu'il n'est simplement un jouer en espagne en argentine aussi si on sache l'apprecier a sa juste valeur ce n'est sans raison qu'il est non seulement le meilleur jouer ,mais double ballon d'or l'argentine peut dire merci a son ancien champion du monde qu'a su redonner force et espoir au peuple argentin ainsi qu'a son digne successeur leo comme on dit si souvent dès lors l'albiceleste se fait une place au soleil le sien
21 h 07, le 12 juillet 2011