Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mardi matin à Kaboul pour une visite-surprise de quelques heures en Afghanistan, a indiqué une journaliste qui voyageait à bord de son avion. Le chef de l'Etat s'est rendu dès son arrivée à la base avancée française de Tora, dans le district de Surobi (est de Kaboul), au lendemain de la mort d'un soldat français de 22 ans, victime d'un "tir accidentel". C'est le douzième militaire français tué dans le cadre des opérations en Afghanistan depuis le début de l'année, et le 64e depuis le début de l'intervention française fin 2001.
A Tora, le général Emmanuel Maurin, chef des troupes françaises en Afghanistan, a exposé à M. Sarkozy la situation sur le terrain, marquée selon lui par "une radicalisation de l'insurrection, qui ne s'est néanmoins pas étendue parmi la population".
Etait également présent à Tora, le chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillot, arrivé quelques jours plus tôt.
M. Sarkozy devait ensuite s'exprimer devant les soldats français avant de retourner à Kaboul, où il doit rencontrer le général américain David Petraeus, commandant de la Force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf), puis le président afghan Hamid Karzaï.
Le 24 juin, en clôture d'un sommet européen, le président français avait annoncé que "plusieurs centaines" de soldats français quitteraient l'Afghanistan "d'ici à la fin de l'année, début de l'année prochaine", dans le cadre du retrait militaire annoncé peu avant avec les Etats-Unis. Quelque 4.000 militaires français sont déployés en Afghanistan, la plupart dans le district de Surobi (province de Kaboul), dans la province de Kapisa et dans la capitale afghane.
Le président américain Barack Obama a de son côté annoncé le retrait d'ici fin septembre 2012 d'un tiers du contingent américain - 33.000 hommes - en Afghanistan, dont 10.000 doivent quitter le pays d'ici fin 2011. Ces 33.000 hommes correspondent aux renforts américains envoyés depuis fin 2009 pour stopper l'élan des insurgés talibans.
A Tora, le général Emmanuel Maurin, chef des troupes françaises en Afghanistan, a exposé à M. Sarkozy la situation sur le terrain, marquée selon lui par "une radicalisation de l'insurrection, qui ne s'est néanmoins pas étendue parmi la...


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