Osama Heikal, ancien responsable du journal du parti libéral laïque Wafd et ancien membre de la direction de l'Opéra du Caire, a prêté serment devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées. /
Osama Heikal, ancien responsable du journal du parti libéral laïque Wafd et ancien membre de la direction de l'Opéra du Caire, a prêté serment devant le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays.
M. Tantaoui, selon une source militaire, a souligné la nécessité d'une "réorganisation des médias égyptiens" et demandé un "plan pour répondre aux problèmes qui ont résulté de la suppression du poste de ministre de l'Information".
Ce poste avait disparu le 22 février lors de la formation d'un nouveau gouvernement après la chute quelques jours plus tôt de M. Moubarak sous la pression d'une révolte populaire.
Le ministère de l'Information était considéré sous M. Moubarak comme un pilier de la propagande du régime et sa suppression faisait partie des revendications des manifestations contre son pouvoir.
Cinq mois après le départ de M. Moubarak, les protestataires qui sont redescendus dans les rues vendredi ont à nouveau réclamé des changements dans les médias d'État, dénonçant la présence de personnalités proches de l'ancien régime.
Le dernier ministre de l'Information de M. Moubarak, Anas el-Fekki, accusé de corruption, a été arrêté fin février. Relaxé récemment dans une affaire de malversations financières, il reste toutefois encore en détention préventive pour d'autres dossiers.

