À la veille des célébrations, l’heure était à l’euphorie dans la capitale sudiste Juba, où des soldats et civils défilaient dans le centre-ville sous la chaleur écrasante, certains habillés en costume traditionnel, d’autres dansant ou battant le tambour. Les cloches des églises dans le sud majoritairement chrétien ont sonné hier à minuit pour donner le coup d’envoi des festivités. Au programme : parades militaires, prières, une cérémonie durant laquelle le drapeau de la République du Sud-Soudan sera hissé et le premier président du pays, Salva Kiir, paraphera la Constitution transitoire. Plusieurs dirigeants étrangers, dont 30 leaders africains, et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon seront présents à la cérémonie. Le président du Soudan Omar el-Béchir, sous le coup de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) notamment pour génocide, a confirmé qu’il allait assister à la cérémonie, souhaitant que le nouveau pays soit « stable et sûr ». Mais le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, qui représentera la France aux cérémonies, a annoncé qu’il essaierait d’éviter le président soudanais en restant aux côtés des dirigeants internationaux.
Le Soudan a d’ailleurs reconnu hier la future République du Sud-Soudan, bien que des questions-clés doivent encore être réglées entre les deux pays, comme le statut de provinces frontalières contestées.
L’accord de paix signé en 2005 a ouvert la voie au référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan, organisé en janvier dernier. Près de 99 % des sudistes ont opté pour la sécession au cours de ce vote qui s’est déroulé sans incidents majeurs. L’accession à l’indépendance intervient après plus de 50 ans de guerre entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum, un conflit qui a dévasté la région, fait des millions de morts et créé une méfiance réciproque.
Enfin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier à l’unanimité une résolution créant une Mission des Nations unies au Sud-Soudan (Minuss) dotée de 7 000 soldats, 900 civils et d’experts pour contribuer à la construction du pays et à la sécurité.
(Source : AFP)


Mr André Majbour, on peut jouer à ce jeu trop longtemps. au moins on peut rire dans cette discussion au lieu de se chamailler.Je vous souhaite bon dimanche aussi
07 h 31, le 10 juillet 2011