Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Israël: des militants pro-palestiniens bloqués à l'aéroport de Genève

Une trentaine de personnes faisant partie d'un collectif pro-palestinien tentant de se rendre en Cisjordanie via Tel Aviv, s'est vu refuser l'enregistrement de leur vol pour la ville israélienne par la compagnie easyJet à l'aéroport de Genève, a constaté vendredi l'AFP.

"Ce matin des passagers d'un vol easyJet n'ont pas pu embarquer", a expliqué une porte-parole de l'aéroport genevois, Aline Yazgin, indiquant ne pas connaître les raisons de leur non-embarquement.

"Une trentaine de personnes sont concernées", a précisé Adrien Fohrer, en charge des relations médias pour la compagnie à bas coût, interrogé par l'AFP.

"Les personnes étaient interdites de territoire israélien", a-t-il ajouté, précisant que la compagnie avait "eu le temps de prévenir l'ensemble des passagers concernés avant leur arrivée à l'aéroport".

Israël s'emploie depuis jeudi à empêcher la venue de centaines de sympathisants de la cause palestinienne qui souhaitaient se rendre vendredi en Cisjordanie, via Tel Aviv, en dissuadant les compagnies aériennes de les embarquer.

A Genève, le collectif des "désobéissants", composé essentiellement de Français, a raconté qu'une cinquantaine d'entre-eux étaient arrivés à l'aéroport international vers 04H00 (02H00 GMT) pour prendre le vol pour Tel Aviv d'easyJet.

"Certains d'entre-nous avaient reçu la veille un SMS d'easyJet leur indiquant que leur vol était annulé", a indiqué un responsable du collectif, Xavier Renou, racontant que quand le groupe a tenté d'enregistrer malgré tout aux bornes de la compagnie, beaucoup d'entre-eux ont constaté que leur billet avait été annulé.

"On s'est présenté au comptoir easyJet, mais personne ne voulait ou ne savait nous répondre" pour expliquer les raisons de ces annulations, a-t-il poursuivi.

Au bout d'une heure sans renseignement de la compagnie, de l'aéroport ou de la police, le groupe a décidé de "prendre l'avion" malgré tout.

"On s'est présenté pour montrer nos sacs" aux points de sécurité destinés aux passagers munis de carte d'embarquement, a encore indiqué M. Renou.

"Mais on nous a refusé le passage. Néanmoins, on est passé pacifiquement contre l'avis des personnes de surveillance". "Des policiers sont arrivés et nous ont stoppés" à quelque 20 mètres du poste de contrôle, a-t-il ajouté.

"Nous étions non violents, nous étions dans la logique de l'ouverture d'un dialogue car on était privé d'interlocuteurs", a insisté M. Renou.

Il a précisé que l'opération "Bienvenue en Palestine" de ce vendredi concernait une "quinzaine de vols dans toute l'Europe".

Des dizaines de militants pro-palestiniens manifestaient ainsi vendredi matin à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle de Paris après s'être vu refuser l'accès à des vols pour Tel Aviv.

Comme à Genève, leur nom figurait sur une liste envoyée par Israël aux compagnies aériennes, comportant "342 personnes indésirables" sur son territoire.

Pour M. Renou, la façon dont cette liste a été composée reste mystérieuse d'autant que certains militants ont malgré tout réussi à prendre le vol.

"Certains d'entre nous sont connus pour leur soutien à la +Palestine+ mais d'autres pas du tout, c'est très bizarre", a-t-il estimé.

Après quelques heures passées au comptoir d'easyJet, les militants ont obtenu le remboursement en cash de leur billet, ont-ils assuré.

Le passage forcé des points de sécurité par le groupe a entraîné la fermeture de ces points entre 06H00 et 06H45, provoquant des retards au décollage, a expliqué l'aéroport genevois.
Une trentaine de personnes faisant partie d'un collectif pro-palestinien tentant de se rendre en Cisjordanie via Tel Aviv, s'est vu refuser l'enregistrement de leur vol pour la ville israélienne par la compagnie easyJet à l'aéroport de Genève, a constaté vendredi l'AFP."Ce matin des passagers d'un vol easyJet n'ont pas pu embarquer", a expliqué une porte-parole de l'aéroport genevois, Aline Yazgin, indiquant ne pas connaître les raisons de leur non-embarquement."Une trentaine de personnes sont concernées", a précisé Adrien Fohrer, en charge des relations médias pour la compagnie à bas coût, interrogé par l'AFP."Les personnes étaient interdites de territoire israélien", a-t-il ajouté, précisant que la compagnie avait "eu le temps de prévenir l'ensemble des passagers concernés avant leur arrivée à...