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Agenda - Solidarité

Vente aux enchères caritative au profit d’Oum el-Nour, aujourd’hui à l’ESA

Oum el-Nour recourt à l’art de réveiller les consciences et rappelle que près de 15 000 toxicomanes sont délaissés dans le pays.

Collages et dessins des résidents d’Oum el-Nour.


Aujourd’hui aura lieu une vente aux enchères publique au profit d’Oum el-Nour (OEN) sur le campus de l’École supérieure des affaires (ESA), dès 18h30. L’événement, organisé pour la deuxième année par l’association de réhabilitation des toxicomanes et de prévention contre la drogue, expose et met en vente les œuvres des toxicomanes en cure au même titre que d’autres œuvres d’art.
L’an dernier, cet événement avait permis à l’association de récolter 60 000 dollars. Cette année, 12 galeries d’art se sont mobilisées et ont proposé une centaine de lots diversifiés : de la sculpture à la photo, en passant par les dessins et les peintures... autant d’œuvres qui sauront ravir toutes les sensibilités.
Il sera donc possible d’acquérir les œuvres des toxicodépendants qui n’étaient qu’exposées en 2010 et non destinées à la vente. Celles-ci avaient pourtant touché les visiteurs qui parlaient « d’âmes déchirées » et de « travail brut », confie Monique Rizkallah Chebli, artiste peintre qui anime l’atelier artistique de l’association. « Le nom de l’exposition, “Window to my soul” (Fenêtre ouverte sur mon âme), a été choisi par les résidents en cure avec l’association et témoigne d’une réelle volonté de communiquer, de partager et d’échanger, ce qui constitue une avancée dans leur processus de réhabilitation », affirme-t-elle.
Le fait de vendre les œuvres des toxicodépendants prolonge et complète le travail d’OEN qui veut leur redonner confiance en eux en les soutenant, les valorisant et les encourageant. De cette manière, ils reçoivent une reconnaissance sociale qu’ils avaient perdue auparavant.
Mouna Yazigi, directrice de développement de l’association, explique que les toxicomanes bénéficient d’un « traitement résidentiel gratuit », c’est-à-dire qu’ils sont pris en charge pendant un an et demi, 7jours/7 et 24h/24 dans des locaux spéciaux. Soixante hommes et trente femmes sont encadrés de cette manière par Oum el-Nour, qui dispose d’un budget annuel de 1 600 000 dollars. L’association accompagne et soutient également les parents des jeunes dépendants de la drogue. « La consommation de stupéfiants est le résultat d’un malaise social et sociétal », souligne-t-elle. Dans ce cadre, la démarche de l’association est de sensibiliser la population, lui donner à voir une réalité difficile à accepter.
La vente aux enchères doit permettre de faire parler de ce problème.
Tania Nader, responsable en marketing et communication de l’ESA, précise d’ailleurs que l’école accompagne, depuis 2 ans, des causes sociales et doit s’investir dans ces événements culturels et artistiques pour aider les associations : « L’ESA veut faire prendre conscience à ses étudiants de la réalité sociétale libanaise dans laquelle ils vivent. »
« Nous ne devons pas nier cette crise sociale, affirme pour sa part Mouna Yazigi, mais la société doit voir et affronter ce fléau qui touche 15 000 personnes dans un pays de 4 millions d’habitants. »
Aujourd’hui aura lieu une vente aux enchères publique au profit d’Oum el-Nour (OEN) sur le campus de l’École supérieure des affaires (ESA), dès 18h30. L’événement, organisé pour la deuxième année par l’association de réhabilitation des toxicomanes et de prévention contre la drogue, expose et met en vente les œuvres des toxicomanes en cure au même titre que d’autres œuvres d’art.L’an dernier, cet événement avait permis à l’association de récolter 60 000 dollars. Cette année, 12 galeries d’art se sont mobilisées et ont proposé une centaine de lots diversifiés : de la sculpture à la photo, en passant par les dessins et les peintures... autant d’œuvres qui sauront ravir toutes les sensibilités. Il sera donc possible d’acquérir les œuvres des toxicodépendants qui n’étaient...