Le courant religieux ultraconservateur dominant le régime iranien a lancé ces derniers mois une campagne en faveur de la suppression de la mixité dans les classes des universités, suscitant un vif débat dans les médias et la classe politique. Mardi, M. Daneshjou a répondu que son ministère n'avait pas prévu de séparer les cours pour étudiantes et étudiants, réfutant toute idée de "ségrégation sexuelle". Il a rappelé que les filles et les garçons devaient seulement "s'asseoir sur des rangs séparées dans les classes des universités". "Nous sommes contre le mélange des hommes et des femmes à la manière occidentale mais personne n'est contre l'acquisition de la science" par les étudiantes, a-t-il ajouté.
Le nombre d'étudiantes dans les universités iraniennes a explosé depuis la révolution islamique de 1979. Depuis une dizaine d'années, selon les médias iraniens, il y a même plus de filles que de garçons parmi les 3,5 millions d'étudiants de l'enseignement supérieur, dont l'accès se fait par des concours nationaux. Les filles devraient ainsi représenter 60% des étudiants de première année à la rentrée universitaire 2011.
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