La possible vente de chars à l'Arabie saoudite a déclenché une vive polémique en Allemagne, l'opposition et des membres du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel la considérant comme une infraction aux règles d'exportation. Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, le Conseil fédéral (gouvernemental) de sécurité a donné son feu vert à la vente de 200 chars de combat Leopard à l'Arabie saoudite, alors qu'il refusait depuis des décennies de vendre des armes lourdes au royaume.
Pour motiver son refus, l'Allemagne a toujours expliqué vouloir préserver la sécurité d'Israël et respecter les droits de l'homme.
« Vendre des chars à l'Arabie saoudite à un moment où le pays envoie des blindés pour aider à écraser un mouvement pacifique à Bahreïn est un camouflet infligé aux mouvements pour la liberté des pays de toute la région », estime le chef des sociaux-démocrates au Parlement, Gernot Erler, dans un entretien à l'édition en ligne du journal Die Welt. Dans un éditorial, Die Welt a défendu le projet du gouvernement, en invoquant la nécessité pour l'Arabie saoudite de se défendre face à l'Iran. « Le seul moyen d'empêcher une course à l'arme atomique (dans la région), est d'aider les Saoudiens à développer une solide défense conventionnelle », écrit le quotidien.
Dans les rangs de la chancelière, des voix critiques se font également entendre. Une telle vente d'armes irait à l'encontre des règles en vigueur sur les exportations d'armes aux pays instables, reconnaît le chrétien-démocrate Ruprecht Polenz qui dirige la commission parlementaire des Affaires étrangères. L'éventuel contrat inquiète également le président du Bundestag, le chrétien-démocrate Norbert Lammert, qui rappelle que l'Arabie saoudite a envoyé des chars pour réprimer les manifestations à Bahreïn.
La possible vente de chars à l'Arabie saoudite a déclenché une vive polémique en Allemagne, l'opposition et des membres du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel la considérant comme une infraction aux règles d'exportation. Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, le Conseil fédéral (gouvernemental) de sécurité a donné son feu vert à la vente de 200 chars de combat Leopard à l'Arabie saoudite, alors qu'il refusait depuis des décennies de vendre des armes lourdes au royaume. Pour motiver son refus, l'Allemagne a toujours expliqué vouloir préserver la sécurité d'Israël et respecter les droits de l'homme.
« Vendre des chars à l'Arabie saoudite à un moment où le pays envoie des blindés pour aider à écraser un mouvement pacifique à Bahreïn est un camouflet infligé aux mouvements pour la liberté des...


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