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Sport - Copa America

Argentine : ambition Barça, réalité en deçà

L’intention était louable, la réalité moins élogieuse : l’Argentine de Sergio Batista voulait jouer comme le Barça, mais n’en a proposé qu’un vague succédané contre la Bolivie (1-1) pour une entrée en lice dans la Copa America 2011 qui a largement déçu le public.

Le gardien bolivien accompagne des yeux le ballon d’Agüero qui termine sa course au fond de ses filets.  Daniel Garcia/AFP

C’est comme si le projet de jeu du sélectionneur s’était effiloché à mesure que les minutes défilaient. L’Albiceleste a commencé avec application, en s’efforçant de conserver le ballon, de le faire tourner comme on fait tourner son adversaire en bourrique. Mais pour un résultat offensif frisant le néant, durant une première demi-heure sans aucun tir cadré.
L’Argentine connaissait ensuite un temps fort de quinze minutes, mais ne pouvait en profiter. La Bolivie faisait le dos rond, résistant avec abnégation, avant d’ouvrir le score dès l’entame de la seconde période.
C’est alors que l’Albiceleste perdait toute notion tactique : à la va-comme-je-te-pousse, chacun jouait sa partition en oubliant les préceptes barcelonais tant vantés par Batista. « Avant tout, nous devons rester tranquilles, il faut faire attention parce que quand on se désespère, c’est pire pour nous », a avancé Tevez dans un demi-aveu.
Le sélectionneur a stigmatisé le point faible : « Notre déficit vient de nos pertes de balle. » Et de fait, Cambiasso et Banega ne sont pas Xavi ni Iniesta ; Messi avait du mal à s’appuyer sur des coéquipiers fiables et rapides dans les une-deux ou la protection de balle.

Agüero à la place de Tevez
 Et il se voyait contraint de reculer bien bas, n’apparaissant presque jamais dans la surface de réparation adverse. Avant de disparaître en seconde période. Devant, l’explosivité de Tevez n’aura guère fait illusion, tandis que Lavezzi accumulait les déchets techniques. « Ils ont fermé derrière et nous n’avons pas pu entrer », a remarqué Messi. Or, quand une équipe reste bien regroupée, le Barça essaie d’écarter le jeu, d’étirer la défense adverse. Ce que n’ont su faire Tevez et Lavezzi.
La titularisation de Tevez pose d’ailleurs question. Batista l’avait justifiée par le fait qu’il proposerait du jeu avec Messi. Il n’en fut rien. La bonne rentrée d’Agüero, auteur de l’égalisation, capable de déséquilibrer l’arrière-garde bolivienne et qui côtoie Messi depuis les sélections de jeunes, pourrait amener l’entraîneur à remodeler son attaque.
Pour autant, l’Argentine compte conserver son projet de jeu ; outre le sélectionneur, tous les joueurs interrogés ont insisté là-dessus. « Aujourd’hui, il nous a manqué les buts, devant on n’était pas bien et on n’a pas eu beaucoup de mobilité, mais nous sommes sûrs de notre projet de jeu et de comment nous voulons jouer », a dit Tevez. « C’est difficile de jouer comme le Barça », a glissé pour sa part Batista. L’intention est louable. Le chemin semble long.
             (Source : AFP)
C’est comme si le projet de jeu du sélectionneur s’était effiloché à mesure que les minutes défilaient. L’Albiceleste a commencé avec application, en s’efforçant de conserver le ballon, de le faire tourner comme on fait tourner son adversaire en bourrique. Mais pour un résultat offensif frisant le néant, durant une première demi-heure sans aucun tir cadré.L’Argentine connaissait ensuite un temps fort de quinze minutes, mais ne pouvait en profiter. La Bolivie faisait le dos rond, résistant avec abnégation, avant d’ouvrir le score dès l’entame de la seconde période.C’est alors que l’Albiceleste perdait toute notion tactique : à la va-comme-je-te-pousse, chacun jouait sa partition en oubliant les préceptes barcelonais tant vantés par Batista. « Avant tout, nous devons rester tranquilles, il faut faire...
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