Le porte-parole du Dialogue national, Issa Abdel Rahman, s’adresse aux médias peu après l’ouverture des discussions. Adam Jan/AFP
Soucieux d’apaiser les tensions, le roi a décidé le mois dernier de lancer un dialogue politique, économique, social, avec « toutes les options » sur la table des négociations. Après de longues discussions, la principale formation de l’opposition islamiste chiite, le Wefak, a décidé de prendre part à cette initiative, tout en menaçant de mettre un terme aux discussions si jamais une représentativité plus grande n’était pas mise en place au sein du gouvernement. À Bahreïn, s’il existe une Assemblée élue par le peuple, il revient en revanche à la famille royale de nommer les membres du gouvernement ainsi que ceux de la Chambre haute, deux dispositions que le Wefak souhaiterait voir changer. « Tout Bahreïn se portera beaucoup mieux si nous avons un gouvernement issu des urnes », a estimé un porte-parole du mouvement, Khalil el-Marzouk. Les discussions ont débuté de manière formelle samedi, avec des lectures coraniques, des présentations et des discours d’introduction. Le dialogue doit se poursuivre à raison de trois séances par semaine, mais la date de la prochaine réunion n’a pas été fixée.
Dans un communiqué, le président américain Barack Obama a salué ce début du dialogue national et la décision du Wefak de participer à ce « moment important ».
Par ailleurs, la police bahreïnie a annoncé avoir dispersé une manifestation de quelque 500 personnes à Manama peu après l’ouverture samedi du dialogue national. Selon un porte-parole de la police, cité tard samedi par l’agence officielle BNA, les manifestants se sont rassemblés à Sanabis, un quartier du nord de Manama, après les funérailles d’un manifestant tué pendant la vague de protestation de février et mars derniers. Qualifiant la manifestation de non autorisée, le porte-parole a ajouté qu’elle avait été dispersée après les sommations d’usage. L’agence BNA n’a pas précisé les raisons pour lesquelles les funérailles avaient eu lieu aussi tardivement.
Inspirée par les mouvements de protestation qui ont secoué la Tunisie et l’Égypte au début de l’année, l’opposition chiite a décidé à son tour de descendre dans la rue en février, puis en mars, afin de réclamer davantage de réformes. À Bahreïn, la population est majoritairement chiite alors que la dynastie au pouvoir est sunnite. Les autorités bahreïnies ont réprimé par la force ces manifestations en faveur de la démocratie, en dénonçant leurs doléances de nature communautaire et en leur reprochant de bénéficier du soutien de l’Iran, où les chiites sont au pouvoir. Soutenu par une intervention armée de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, le régime en place a maté la révolte, après l’instauration d’une loi martiale. Une trentaine de personnes ont trouvé la mort au cours de ces manifestations et des centaines d’autres ont été arrêtées ou ont perdu leur emploi.
(Sources : agences)


Bahrein est l'exemple parfait du complot des "soulèvements spontanés arabes", je dirai plus du raté de ses soulèvements. On une majorité chiite qui se soulève pacifiquement, pour réclamer ses droits, contre un pouvoir corrompu qui accèlere une immigration des pays d'asie pour un "réequilibrage" religieux, une armée étrangère envahi le pays, armée loin des principes élémentaires de démocratie, qui protège un pays où la femme qui conduit est fouettée, rien que ça, et où aucune presse internationale ne trouve à dire, à part "un dialogue national s'ouvre à Bahrein", come on guys, comment prendre ça pour du sérieux..
04 h 11, le 04 juillet 2011