« L’acte d’accusation est paru quelques jours après la formation du gouvernement et lors de la discussion par les ministres de la déclaration ministérielle, dit-il. Maintenant qu’il est clairement apparu que la teneur de cet acte correspond aux informations que plusieurs médias, dont Der Spiegel, Le Figaro et CNBC, ont dévoilées, nous passons sans doute par une nouvelle période qui réclame un sens aigu des responsabilités, de la sagesse et du calme. »
Poursuivant sur sa lancée, M. Joumblatt a indiqué que la déclaration ministérielle ainsi que les propos du chef du gouvernement Nagib Mikati sont clairs. « Le gouvernement libanais a clairement souligné qu’il s’engage à collaborer avec le tribunal international, contrairement à ce que l’opposition prétend, a-t-il souligné. Ce qui est primordial, c’est que la stabilité et la justice aillent de pair. »
Revenant sur des propos que Rafic Hariri avait tenus avant son assassinat, « Personne n’est plus important que son pays », le leader du PSP a déclaré que « le chef du gouvernement s’était engagé avant sa mort à sauvegarder le vivre en commun et la paix civile, ainsi que l’unité nationale. Rafic Hariri a toujours préservé la stabilité et agi en tant qu’homme d’État, qu’il ait été dans la majorité ou dans l’opposition. S’il était encore parmi nous dans cette phase délicate, il aurait pris une position qui soit en harmonie avec ses convictions et aurait évité une “fitna” (discorde) au Liban ».
Le chef du PSP a insisté sur le fait qu’accuser un parti ou une communauté dans l’assassinat de Rafic Hariri est dangereux et susceptible de saper les fondements de l’unité islamique au Liban et dans toute la région. « Aux yeux de Rafic Hariri, que justice soit faite consiste à protéger le pays et non à tomber dans le piège du jeu des nations, insiste-t-il. Le dialogue est la seule voie de sortie pour résoudre les points litigieux, la seule voie à prendre pour éviter que le pays ne verse dans la violence », a conclu Walid Joumblatt.


Raisonnement du député Walid Joumblatt : La stabilité et la justice doivent aller de pair"; or le Hezbollah (maître des forces politiques) ne reconnaît pas et refuse la justice, donc il faut céder et renoncer à la justice pour garder la stabilité".
06 h 22, le 02 juillet 2011