Invité à réagir après la décision lundi des islamistes d'Ennahda de se retirer de la commission chargée de piloter les réformes politiques, accusée de rompre le consensus prévalant en son sein, M. Chebbi a également critiqué le fonctionnement de cette instance, sans toutefois envisager de la quitter.
"La commission des réformes politiques s'est auto-saisie de la question du financement des partis et a décidé d'instaurer un plafond. Elle outrepasse ses prérogatives. Ce n'est pas une commission élue et elle n'est pas mandatée pour cela", a déclaré M. Chebbi.
"L'action de la commission est dirigée contre deux partis: Ennahda, qui est accusé d'avoir un financement extérieur, ce qui est interdit par la loi tunisienne, et le PDP, qui est pénalisé par le faible montant des dons qui seraient autorisés, 120 euros par an et par personne", a-t-il expliqué.
Le chef historique du PDP juge que son parti, qui a des moyens, bénéficie de dons importants "dans une totale transparence" et serait durement pénalisé par cette mesure, alors que démarre la pré-campagne en vue de l'élection d'une Assemblée constituante le 23 octobre.
Avocat de formation et ancien opposant au régime de Zine El Abidine Ben Ali, Néjib Chebbi est considéré, à 66 ans, comme un candidat potentiel à la future présidentielle tunisienne.
Il achève en France une tournée européenne qui l'a conduit en Italie, en Allemagne, en Belgique et au Parlement européen, où il a rencontré des responsables politiques et des élus.
En France, il vient "essentiellement à la rencontre de la communauté tunisienne, qui compte environ 600.000 personnes", qui seront amenées à participer au vote du 23 octobre. Il doit tenir deux meeting, à Paris et à Lyon (centre-est), avant de regagner Tunis.


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